
Le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a présidé ce 21 juillet la cérémonie d’ouverture des conférences budgétaires en présence des membres de l’exécutif et de leurs collaborateurs. Ces assises, en prélude à l’élaboration du projet de loi de finances pour l’année 2026, qui se tiennent jusqu’au 24 juillet, marquent un tournant méthodologique majeur dans la planification budgétaire du pays.
Pour la première fois, ces conférences se déclinent en deux volets distincts : d’abord les recettes, puis les dépenses. Cette nouvelle architecture vise à renforcer la cohérence entre les ressources que l’État peut effectivement mobiliser et les dépenses qu’il entend engager. L’objectif est clair : établir un lien solide entre la mobilisation des recettes et l’allocation stratégique des crédits budgétaires.
Selon gabonminutes, chaque département ministériel est désormais appelé à identifier ses propres sources de revenus, à fixer des objectifs réalistes pour l’exercice 2026 et à s’engager dans une démarche de suivi rigoureux. Cette nouvelle approche impose une discipline budgétaire accrue, en lien avec les ambitions du Gabon Economic Forum, qui projette une croissance économique soutenue autour de 10 % à moyen terme.
Trois piliers pour une gestion budgétaire
A en croire gabonmatin, les travaux, qui associent les ministères sectoriels, les régies financières et les partenaires techniques, reposent sur trois axes majeurs :
La mobilisation renforcée des recettes propres, avec un objectif ambitieux de croissance économique hors pétrole d’au moins 5 % en 2026 ;
Une priorisation rigoureuse des dépenses publiques, en ciblant les secteurs à fort impact comme la santé, l’éducation, l’agriculture, les infrastructures et la jeunesse ;
Une discipline dans la gestion financière, appuyée par des mécanismes de reddition des comptes et d’évaluation de la performance.
Fin des budgets d’ajustement
Cette orientation nouvelle entend rompre avec les pratiques antérieures de budgétisation approximative et de gestion à court terme. L’objectif affiché est clair : mettre fin à la dépendance aux ajustements budgétaires de dernière minute qui pénalisent la stabilité macroéconomique et la qualité des services publics.
La loi de finances attendue à l’issue de ces conférences devra être plus réaliste, plus cohérente et plus transparente, tout en restant adaptée aux exigences du contexte post-transition. Le gouvernement compte sur cette nouvelle dynamique pour accélérer la mise en œuvre de son programme de développement et restaurer la confiance des partenaires et des citoyens.
Les conclusions des conférences budgétaires alimenteront l’avant-projet de loi de finances 2026, qui sera ensuite examiné en Conseil des ministres, avant sa soumission au Parlement. Le gouvernement entend respecter scrupuleusement le calendrier afin d’éviter les retards dans l’entrée en vigueur du budget l’an prochain.
Le gouvernement souhaite ainsi bâtir un budget crédible et opérationnel, pleinement aligné sur les priorités du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, tout en respectant les engagements internationaux du Gabon en matière de gouvernance financière.