
Les cadres nommés par Ali Bongo à la tête du Parti démocratique gabonais (PDG) qui voulaient se réunir à Libreville ce 21 juillet 2025 au siège du PDG, ont été empêchés par une autre direction, issue d’un congrès organisé en début d’année. Cette dernière, qui a le soutien implicite des nouvelles autorités gabonaises, affirme : «qu’il n’y a qu’un seul secrétaire général et un seul président. Ce sont ceux qui ont été élus le 31 janvier dernier ».
Au Gabon, le combat pour le contrôle du Parti démocratique gabonais (PDG, l’ancien parti unique qui a dirigé le pays durant cinquante-six ans) prend une nouvelle tournure. Actuellement en exil à Londres, Ali Bongo a réaffirmé qu’il demeure le président du PDG. À ce titre, il a nommé Ali Akbar Onanga Y’Obegue au poste de secrétaire général pour réorganiser le parti et préparer les futures élections.
Alors que la fraction du Parti démocratique gabonais (PDG) conduite par Ali Akbar Onanga Y’Obégué, secrétaire général de cette formation nommé par l’ex-président, le Distingué-Camarade-Président Ali Bongo Ondimba, tenait à organiser une réunion de prise de contact au siège de Louis, elle a été purement et simplement éconduite, ce lundi 21 juillet. Les occupants des lieux, notamment de la fraction dirigée par Blaise Louembé, ont apposé une fin de non-recevoir pour l’ouverture des portes. La réunion du clan Onanga Y’Obégué devait donc se tenir, mais ailleurs qu’à Louis.
Le problème vient du fait qu’en janvier dernier, un congrès du parti s’est tenu à Libreville. Blaise Louembé a été élu nouveau président et Angélique Ngoma, secrétaire générale du parti. Ces derniers, qui ont le soutien implicite des nouvelles autorités, occupent le siège du parti.
Mais ce lundi 21 juillet, les cadres nommés par Ali Bongo ont voulu se réunirent au siège du parti. Ali Akbar Onanga Y’Obegue n’était pas disponible. Il est actuellement en consultation auprès de son président en Europe. La rencontre devrait être dirigée par son adjoint Arthur Benga Ndjémé.
Au siège de l’ex-parti au pouvoir, ce n’était donc pas forcément la grande sérénité ce lundi 21 juillet. La scission née au lendemain du coup d’État d’août 2023 et l’absence de soutien à Ali Bongo, leader de cette formation jusqu’au putsch, mais également les démissions et les positions divergentes continuent d’affaiblir ce parti fondé en 1968. Pour preuve, l’une des deux fractions souhaitant tenir une réunion n’a pas pu avoir accès à l’espace approprié. «Un camarade nous a fait savoir qu’il aurait reçu les instructions strictes de ne pas nous laisser tenir cette réunion», a déclaré Arthur Benga Ndjemé, le secrétaire général adjoint 1 du PDG, nommé le 14 mai 2025 par le président Ali Bongo Ondimba.
Par ailleurs, selon gabonmediatime, le PDG y réaffirme à travers un communiqué, son attachement au « dialogue respectueux avec les autorités de la République » et appelle ses militants à « l’unité et à la discipline partisane ». Une position prudente qui vise à repositionner le parti dans l’échiquier politique sans confrontation directe, tout en conservant son socle militant.
Cette sortie intervient quelques jours après une déclaration virulente de Télesphore Obame Ngomo, ancien porte-parole du président de la Transition, dénonçant les prétentions d’Ali Bongo Ondimba à reprendre le parti. Autant dire que ce communiqué résonne comme un contre-pied assumé à cette offensive médiatique.