Gabon : le gouvernement impose un paiement direct des dividendes à l’État

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Le ministre de l’Économie, par communiqué, a annoncé ce jeudi  31 juillet l’interdiction des compensations de recettes et impose le versement direct des dividendes au Trésor. Cette pratique, jusqu’alors tolérée, permettait à certaines entreprises de déduire les montants dus par l’État de leurs propres obligations fiscales.

Dans le cadre de la préparation de la loi de finances 2026, le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la vie chère, Henry-Claude Oyima, a pris deux décisions majeures pour assainir les finances publiques. D’une part, l’interdiction immédiate de toute compensation de recettes par les entreprises ; d’autre part, l’obligation pour les sociétés à participation publique de verser leurs dividendes exclusivement au Trésor. Ces mesures visent à centraliser l’ensemble des revenus de l’État, renforcer le Compte unique du trésor (CUT) et mettre fin aux pratiques opaques qui affaiblissaient la traçabilité budgétaire.

Par voie de communiqué, le ministre Henry-Claude Oyima a annoncé l’interdiction formelle de toute forme de compensation de recettes fiscales. Cette pratique, jusqu’alors tolérée, permettait à certaines entreprises de déduire les montants dus par l’État de leurs propres obligations fiscales. En d’autres termes, au lieu de verser l’intégralité des recettes au Trésor public, ces entreprises retenaient une partie des sommes pour couvrir des engagements étatiques à leur égard.

A en croire pyramidmediasgabon, les services du ministère de l’Économie sont d’ailleurs appelés à veiller à l’application stricte de cette nouvelle règle, qui vise à rétablir l’équité fiscale et la sincérité des comptes publics. D’autre part, le ministre a également recadré les sociétés dans lesquelles l’État détient des participations. Il est désormais exigé que tous les dividendes dus à l’État soient versés directement et exclusivement au Trésor public, conformément aux textes en vigueur. Ce qui n’était pas le cas jusqu’alors. Les dividendes issus de ces participations étaient versés à des structures intermédiaires qui se chargeaient ensuite de transférer la quote-part de l’État. Cette architecture, bien que légale, a souvent manqué de transparence, rendant difficile le suivi des flux financiers réels.

Des annonces qui traduisent la volonté du gouvernement gabonais de rompre avec les pratiques budgétaires approximatives du passé. Elles s’inscrivent dans une dynamique de recentrage de l’autorité budgétaire de l’État, avec des règles claires, une centralisation des flux, et un renforcement du contrôle et de la transparence. L’objectif étant d’améliorer la mobilisation des ressources publiques dans un contexte économique contraint et de restaurer la crédibilité de l’État dans la gestion de ses finances.

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