
Le Gabon peaufine son Code pétrolier et gazier en séparant les deux secteurs pour optimiser la gestion et l’attraction des investissements. Le nouveau cadre législatif vise à renforcer la transparence, à clarifier la réglementation et à rendre les conditions plus attractives pour les investisseurs, notamment par le biais de réformes fiscales, l’amélioration de la récupération des coûts, l’ouverture aux biocarburants et la promotion des entreprises nationales.
Dans une volonté affirmée de moderniser le secteur des hydrocarbures, le ministre du Pétrole et du gaz, Sosthène Nguéma Nguéma, a procédé jeudi 6 novembre à la restitution officielle des travaux liés à l’élaboration du futur Code pétrolier et gazier du Gabon. Cette initiative, a-t-on appris, s’inscrit dans la vision du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguéma, qui entend renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs ; tout en consolidant un cadre national performant, adapté aux réalités actuelles du marché énergétique mondial.
Réformes principales
Séparation des codes pétrolier et gazier : Le texte unique de 2019 est remplacé par deux législations distinctes, afin d’adapter la stratégie à chaque marché et de mieux sécuriser les revenus.
Attractivité fiscale et contractuelle :
Les taux de la Redevance de Partage de Production (RMP) sont ajustés pour être plus compétitifs, en fonction des zones et du type d’hydrocarbure (liquide ou gaz). Les entreprises bénéficient d’une meilleure récupération des coûts pétroliers. Des dispositions sont prévues pour explorer et exploiter les gisements marginaux ou matures, avec des opportunités pour l’opérateur national et les entreprises locales.
Selon Gabon actu, les deux documents stratégiques réceptionnés par le ministre de tutelle constituent la base du futur Code des hydrocarbures. Ils visent notamment à optimiser les performances du secteur, à stimuler l’économie nationale et à garantir un climat d’investissement stable et sécurisé pour les opérateurs nationaux et internationaux.
Dans cette dynamique, le ministère du Pétrole et du gaz ambitionne de renforcer ses partenariats avec des acteurs majeurs tels que British Petroleum, ExxonMobil ou encore Pilgrim. L’objectif est de valoriser pleinement le potentiel du bassin sédimentaire gabonais, notamment dans les zones offshores profondes et ultra profondes.