
Le Gabon a fait un bond en avant sur les marchés financiers internationaux grâce à une combinaison de réformes économiques ambitieuses, d’un accord récent avec le FMI, et d’une stratégie de restructuration de sa dette, notamment via une opération de « dette-océan » innovante, ce qui a restauré la confiance des investisseurs et a fait bondir la performance de ses euro-obligations, le sortant de la zone de détresse financière.
Le Gabon vient d’envoyer un signal fort aux marchés financiers internationaux. Vendredi dernier, lcc a confirmé à la télévision nationale l’amélioration notable de la perception du risque gabonais, dans la foulée du sommet des chefs d’État de la Cémac tenu le 22 janvier 2026 à Brazzaville, dans un contexte régional marqué par des enjeux financiers majeurs.
Facteurs clés de cette progression sont les suivants : L’annonce d’un programme avec le Fonds Monétaire International a été un signal fort, indiquant un cadre macroéconomique plus discipliné et un retour à la crédibilité budgétaire ; le gouvernement a engagé des réformes pour dynamiser l’économie, simplifier l’administration et sécuriser l’environnement des investissements; le Gabon a converti 500 millions de dollars de dette en engagements de conservation marine, en échange d’une extension des aires marines protégées, une opération innovante qui a rassuré les marchés et suite à ces annonces, les obligations gabonaises en dollars ont connu des performances exceptionnelles, dépassant celles de nombreux autres marchés émergents.
A en croire l’Union, l’engagement réaffirmé des autorités à conclure un programme avec le FMI a été salué par les investisseurs. Résultat immédiat : le spread des obligations souveraines du Gabon s’est réduit de 272 points de base pour s’établir à 790 points, son plus bas niveau depuis 13 ans et nettement sous le seuil critique des 1 000 points de base, référence des émetteurs à risque.
Dès le 21 janvier, les titres gabonais figuraient parmi les placements les plus performants des marchés émergents. Les eurobonds 2031 ont progressé pour la quatrième séance consécutive, s’échangeant à 84,04 % de leur valeur nominale, tandis que le rendement exigé par les investisseurs reculait de 22 points de base à 10,82 %, traduisant un regain de confiance durable.
Le 26 janvier, Bloomberg classait même les obligations gabonaises comme les plus performantes de l’ensemble des marchés émergents. Pour les analystes, cette dynamique traduit un regain de crédibilité et une volonté claire de réformes. En renforçant la confiance des investisseurs, le Gabon se donne les moyens de réduire le coût de sa dette, stabiliser ses finances publiques et soutenir durablement l’investissement, l’emploi et le progrès social, au service du projet de société du président Brice Clotaire Oligui Nguema.