Comment la Chine veut booster le tourisme gabonais

La Chine veut booster le tourisme gabonais principalement via le développement d’infrastructures (routes, sites), le renforcement des compétences (formations), et l’investissement dans l’artisanat, en s’inspirant de son propre modèle touristique, avec des initiatives concrètes comme des formations pour les guides et la valorisation du bambou et rotin, visant à attirer plus de visiteurs et à structurer le secteur. 

L’ambassade de Chine au Gabon a procédé, le 3 février 2026, à une remise officielle d’équipements de terrain à l’Association des guides professionnels du Gabon (AGPG). Ce don, composé d’uniformes complets et de matériel technique, vise à professionnaliser davantage le secteur touristique gabonais et à lutter contre l’usurpation de fonction. Une initiative saluée par le président de l’AGPG, Nkombe Rémy, en présence du secrétaire exécutif de l’ANPN et du directeur général adjoint de l’Agatour.

Pour Nkombe Rémy ce matériel représente bien plus qu’une simple dotation logistique : c’est une question d’identité et de sécurité. «Grâce à l’ambassade de Chine aujourd’hui, et au ministère du tourisme et de l’artisanat, on aura des guides avec des uniformes qui pourront être reconnus dans le public, pour éviter de tomber sur des usurpateurs », a-t-il souligné avec satisfaction.

A en croire gabonreview, cette initiative, la première d’une telle ampleur depuis 2014, permet au Gabon de s’aligner sur les standards internationaux où les guides, véritables ambassadeurs du pays, sont clairement identifiables. «C’est une très bonne chose, parce qu’au Gabon, le guide n’avait pas d’uniforme. Dans la sous-région, dans toute l’Afrique, les guides, les éco-gardes sont bien distincts. Ce sera le cas aujourd’hui pour le Gabon», souligne le président.

Guide

L’objectif de l’AGPG est de fédérer les professionnels pour mieux promouvoir le métier. Alors que les plus hautes autorités du pays s’investissent pour vendre le potentiel naturel du Gabon, la valorisation du guide devient un impératif économique. «On ne peut pas vendre un pays sans son guide. Parce que le guide, c’est un ambassadeur, c’est celui qui va décoder la nature, la culture et même les hommes pour les visiteurs», rappelle Nkombe Rémy.

En équipant ceux qui sont en première ligne, la coopération chinoise participe directement à l’amélioration de l’offre touristique gabonaise, rendant le secteur plus efficace et plus attractif pour les investisseurs et les visiteurs internationaux.

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