Gabon : le gouvernement va en guerre contre la vie chère

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Face à la hausse persistante des prix, le gouvernement gabonais a décidé de suspendre, pour six mois, les droits et taxes sur une large gamme de produits essentiels. L’annonce a été faite dimanche 15 février par le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la lutte contre la vie chère.

La lutte contre la vie chère demeure l’une des préoccupations majeures des ménages et du gouvernement. Chaque jour, les plaintes s’élèvent face à la flambée des prix des produits de première nécessité, mettant à rude épreuve le pouvoir d’achat. Cette situation, devenue alarmante, appelle des réponses concrètes, durables et efficaces. C’est dans ce contexte que le gouvernement a défini une feuille de route confiée au ministre de l’Économie, visant à accélérer la mise en place de mécanismes structurants. Parmi les réformes envisagées figure la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH), conçue comme un levier de décentralisation fiscale destiné à renforcer les ressources propres des collectivités locales, afin de mieux soutenir les politiques sociales.

La mesure couvre notamment les viandes, volailles, poissons, produits laitiers, conserves, riz, pâtes, huiles et sucre. Les matériaux de construction sont aussi inclus, dont le fer à béton, le ciment, le gravier et le sable. L’objectif affiché : alléger la facture des ménages et soutenir les plus vulnérables.

A en croire l’Union, la mesure la plus attendue reste la création de la Centrale d’achat du Gabon (CEAG). Destinée à lutter efficacement contre la vie chère, cette structure devra jouer un rôle clé dans la régulation des prix et l’amélioration de l’accès aux biens essentiels. Prévue pour entrer en phase opérationnelle début avril 2026, la CEAG, société d’économie mixte détenue à 37 % par l’État et à 63 % par des opérateurs privés nationaux, ambitionne de rationaliser les circuits d’approvisionnement, de réduire les coûts logistiques et de garantir un approvisionnement régulier du marché.

Si ces mécanismes traduisent une volonté politique affirmée de soulager le panier de la ménagère, des interrogations subsistent. Le temps nécessaire à la mise en place effective de la CEAG, l’appropriation du dispositif par les acteurs et la rigueur des mécanismes de suivi conditionneront largement l’impact réel de ces réformes.

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