
Lors du Conseil des ministres du 26 février 2026, le gouvernement a adopté une série de décrets visant à plafonner strictement les salaires, primes et jetons de présence des hauts dirigeants des entités publiques. Le ministère de l’Économie et des Finances a frappé un grand coup dans la fourmilière des entités para–étatiques.
Les nouveaux décrets pris en application de la Constitution fixent désormais un plafond de rémunération pour les présidents, vice-présidents, directeurs et personnels des :
-Établissements et entreprises publiques ;
-Sociétés d’État ;
-Autorités Administratives Indépendantes (agences de régulation).
De plus, le versement des « jetons de présence » alloués aux membres des conseils d’administration fait désormais l’objet d’un encadrement rigoureux.
Dans le détail, les nouveaux décrets imposent un plafond de rémunération jugé équitable et justifié au vu des enjeux économiques du pays. De plus, le versement des jetons de présence, qui sont des compensations pour les membres des conseils d’administration, est maintenant soumis à des règles précises pour éviter tout abus.
Equité fiscale
Au-delà de cette mesure de plafonnement, le gouvernement gabonais met un accent fort sur l’équité fiscale. Les dirigeants de ces différentes structures auront désormais l’obligation de voir leurs rémunérations soumises à l’imposition et aux retenues pour la pension de retraite. Ce volet fiscal vise à assurer une distribution plus juste des ressources et à renforcer la transparence financière au sein des institutions publiques.
Un autre aspect essentiel introduit par ces décrets est l’interdiction de la double rémunération, une pratique qui avait suscité de nombreuses critiques en raison du cumul d’indemnités jugé abusif. Cette décision s’inscrit dans une volonté de rationaliser les dépenses publiques, répondant ainsi aux exigences du président de la République en matière de gestion financière saine.
Implications
Ces réformes visent non seulement à réduire le train de vie des agences et sociétés d’État, mais également à renforcer la crédibilité financière du Gabon sur la scène internationale. Alors que le pays s’apprête à conclure un nouveau programme avec le Fonds Monétaire International (FMI), ces mesures pourraient se traduire par une attitude plus favorable des institutions financières vis-à-vis du Gabon.