
La capitale gabonaise abrite la 5ᵉ édition de la NewSpace Africa Conference, un rendez-vous majeur du secteur spatial réunissant acteurs publics et privés autour des enjeux d’innovation et de souveraineté technologique en Afrique.
Libreville est, depuis le lancement de la 5ᵉ édition de la NewSpace Africa Conference, le point de convergence des acteurs du secteur spatial africain et international. Organisée par Space in Africa en partenariat avec Agence spatiale africaine et Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales, cette rencontre réunit plus de 200 entreprises spécialisées dans la fabrication, le lancement et la commercialisation de satellites. Il s’agit par ailleurs de la première édition de cette conférence tenue en Afrique centrale.
Pendant plusieurs jours, des participants venus de 65 pays échangent autour des innovations technologiques et des perspectives de développement du secteur spatial sur le continent. Au cœur des discussions, la nécessité pour l’Afrique de combler son retard dans ce domaine stratégique. Les intervenants ont unanimement souligné l’urgence d’accélérer les investissements et de renforcer la coopération entre États afin de bâtir une véritable industrie spatiale africaine.
Aujourd’hui, le continent reste fortement dépendant des données satellitaires étrangères, à l’exception notable du secteur aérien. Dans ce domaine, Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar joue un rôle clé en s’appuyant sur les technologies satellitaires pour assurer la sécurité et la gestion du trafic aérien sur une large partie du continent.
Selon les projections de Agence spatiale africaine, l’économie spatiale africaine devrait atteindre 22 milliards de dollars en 2026, avec une croissance estimée à 35 milliards de dollars à l’horizon 2030. Un potentiel que les experts jugent encore sous-exploité, en raison du faible nombre de pays africains disposant de leurs propres satellites.
À travers cette conférence, les organisateurs ambitionnent de favoriser les partenariats et de stimuler les investissements pour permettre au continent de développer ses capacités propres. L’objectif affiché est clair : renforcer l’autonomie technologique de l’Afrique et lui permettre de tirer pleinement parti des opportunités offertes par l’économie spatiale.