Migration internationale : à New York, le Gabon défend une approche plus humaine et concertée

Présent au deuxième Forum d’examen des migrations internationales organisé au siège des Nations unies à New York, le ministre gabonais de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a réaffirmé l’attachement du Gabon au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Face à une pression migratoire croissante, le pays met en avant ses efforts de régularisation et d’intégration, tout en appelant à une coopération internationale plus soutenue.

Depuis le 7 mai, la ville de New York accueille la deuxième édition du Forum d’examen des migrations internationales, une rencontre de haut niveau réunissant représentants gouvernementaux, experts et organisations internationales autour des enjeux migratoires mondiaux. Quatre ans après la première session, les participants évaluent les avancées réalisées dans l’application du Pacte mondial sur les migrations, avec un accent particulier sur la protection des droits humains et de la dignité des personnes migrantes, quel que soit leur statut administratif.

Le Gabon y est représenté par le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, qui a profité de cette tribune pour rappeler la position de son pays sur la question migratoire. Selon lui, le Gabon, en raison de sa stabilité politique et de son attractivité économique, demeure un territoire fortement exposé aux flux migratoires en Afrique centrale.

Le membre du gouvernement a souligné que cette dynamique migratoire, en constante progression depuis plusieurs années, impose aux autorités gabonaises des défis sécuritaires, sociaux et administratifs importants. Face à cette réalité, Libreville entend privilégier une gestion fondée à la fois sur le respect des droits fondamentaux des migrants et sur une meilleure organisation des flux.

Dans cette optique, le gouvernement affirme avoir engagé plusieurs actions concrètes. Entre 2022 et 2025, plus de 387 000 migrants auraient été régularisés sur le territoire national, tandis qu’environ 300 000 visas d’entrée ont été délivrés. Pour la seule année 2025, les autorités annoncent également avoir accordé plus de 900 permis de travail, favorisant ainsi l’accès des bénéficiaires et de leurs familles à des services essentiels comme la santé, l’éducation ou encore la formation professionnelle.

Malgré ces avancées, Adrien Nguema Mba a regretté le manque d’implication de certains pays d’origine des migrants ainsi que l’insuffisance de l’appui international dans la gestion des défis migratoires auxquels le Gabon fait face. Un constat qui, selon lui, souligne la nécessité d’une responsabilité davantage partagée entre États et partenaires internationaux.

Les travaux du forum doivent s’achever ce mardi, avec plusieurs recommandations attendues sur le renforcement de la coopération mondiale en matière de migration.

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