Droits de l’Homme : Sylvia et Noureddin sortent de prison et rejoignent Ali Bongo Ondimba en résidence surveillée

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Sylvia Bongo Ondimba et Noureddin Bongo-Valentin

Sylvia Bongo Ondimba et Noureddin Bongo-Valentin, qui étaient jusqu’ici détenus dans l’enceinte du Palais du bord de mer, à Libreville, ont été transférés en résidence surveillé sur décision du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, mais restent sous surveillance judiciaire. Ce transfert a été opéré le vendredi 9 mai dans la matinée et l’information, révélée par RFI, a été confirmée à Jeune Afrique par deux sources distinctes.

Leur transfert, intervenu le 9 mai 2025, met fin à 19 mois d’incarcération à la prison centrale de Libreville, où ils étaient détenus sans jugement dans l’attente de leur procès pour détournement de fonds publics et blanchiment de capitaux.

Plusieurs jours après la révélation de cette information par les médias, les autorités de Libreville restent muets sur le sujet. Leur libération partielle constitue un soulagement pour l’ancien président Ali Bongo Ondimba, lui-même assigné à résidence dans la même villa depuis son renversement.

Leurs avocats avaient, à plusieurs reprises, dénoncé des conditions de détention « inhumaines », réclamant en vain une amélioration de leur traitement ou une mise en liberté provisoire. Bien que leur situation se soit aujourd’hui allégée, les charges pesant contre eux demeurent, et ils restent tenus de se tenir à la disposition de la justice gabonaise, selon la presse.

Selon une source TV5 Monde, leur libération fait suite à une résolution de l’Union Africaine demandant le respect des droits de l’Homme dans le pays, dont la libération de la famille et des membres du gouvernement du président gabonais déchu. 

Suite au retour à l’ordre constitutionnel au Gabon, avec l’élection le 12 avril du général Brice Clotaire Oligui Nguema, l’Union Africaine a levé ses sanctions à l’encontre du pays le 30 avril. 

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