
Au Gabon, l’Agence française de développement (AFD) renforce son partenariat en misant sur le développement d’infrastructures structurantes. Avec plus de 525 millions d’euros engagés en 2024, le pays capte 20 % des financements de l’AFD en Afrique centrale, confirmant la priorité donnée à la modernisation du corridor ferroviaire national.
Poumon économique du développement dans la sous-région Afrique centrale, l’Agence française de développement (AFD) place le Gabon comme un maillon essentiel de son portefeuille. En 2024, ce sont 628,6 millions d’euros qui ont été mobilisés pour 11 projets en cours, dont 525,5 millions d’euros engagés directement par l’AFD. Cette enveloppe fait du Gabon le deuxième pays bénéficiaire de la région, avec 20 % du portefeuille total.
Selon gabonreview, le chiffre le plus révélateur de la stratégie de l’AFD au Gabon est sans doute la concentration à 100 % des financements sur le secteur des infrastructures et du développement urbain. L’exemple emblématique reste le projet de modernisation du Transgabonais, unique ligne ferroviaire du pays reliant Libreville à l’intérieur des terres. Ce corridor stratégique bénéficie d’un financement combiné de 173 millions d’euros par l’AFD et 44,7 millions d’euros par Proparco, la branche dédiée au secteur privé.
A en croire businessfinanceint, la modernisation de la ligne de chemin de fer (Transgabonais) au Gabon – 203 millions€ (dont un prêt AFD de 173 M€ et une subvention européenne déléguée de 30 M€): permettra la réhabilitation des ouvrages de la ligne (seul chemin de fer du Gabon) et le traitement des zones instables, indispensables à la fiabilisation et la sécurisation des trafics. En outre, il amplifie, avec le soutien de la subvention de l’Union européenne, l’attention portée à l’amélioration du transport des voyageurs
Cet investissement vise à améliorer la sécurité, la régularité et la capacité de transport de la ligne, essentielle au désenclavement économique du territoire et à l’acheminement des ressources minières et forestières.
Le financement de ces projets repose à 85,5 % sur des prêts souverains, ce qui témoigne d’une relation bilatérale forte et d’une confiance dans la capacité de l’État gabonais à conduire des réformes d’envergure. Le complément (14,5 %) provient d’autres délégants, notamment des fonds européens.
Entre 2020 et 2024, les engagements cumulés de l’AFD au Gabon ont atteint 202,4 millions d’euros, avec des versements effectifs de l’ordre de 157,6 millions d’euros. Ces chiffres traduisent une montée en puissance progressive et maîtrisée de l’activité du groupe dans le pays.