
Faisant suite aux conclusions du Conseil des ministres en sa séance du 4 juin 2025, François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, et Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, ont été auditionnés le jeudi 12 juin 2025 par l’Assemblée nationale.
Les ministres de la Réforme, François Ndong Obiang, et de l’Intérieur, Hermann Immongault, ci-devant coordonnateurs généraux des Comités respectifs de rédaction des avant-projets des textes susmentionnés, ont été conjointement auditionnés par la Commission des Lois, des Affaires administratives et des droits de l’Homme de l’Assemblée nationale.
À l’issue de leurs interventions, les deux membres du Gouvernement ont souligné l’importance capitale de ces textes pour l’édification d’une démocratie plus exigeante, inclusive et représentative, à l’aube de la Cinquième République. Ils ont précisé que ces projets de loi restent perfectibles et que leur amélioration relève désormais du travail parlementaire, dans le respect des principes de notre démocratie.
A en croire l’Union, un exercice au cours duquel les députés se sont attelés à cerner la pertinence desdits textes. Tant ils s’inscrivent, ont indiqué les membres du gouvernement, dans une dynamique ferme de modernisation de la vie politique nationale en garantissant un cadre institutionnel clair tout en renforçant les fondements de la démocratie.
De fait, le projet de loi déterminant les principes de formation d’organisation, de fonctionnement et de financement des formations politiques introduit un certain nombre d’innovations. Notamment « la perte automatique du statut juridique pour tout parti politique ne participant pas à deux élections successives de même nature, la possibilité pour l’État de suspendre temporairement un parti en cas de manquement grave à ses obligations statutaires ou de trouble à l’ordre public.
L’institution d’un contrôle strict des financements publics et privés avec des obligations comptables et de reddition des comptes auprès de la Cour des comptes, etc. » De même, les deux sièges supplémentaires de députés représentant les Gabonais de l’étranger couvrent l’Afrique pour l’un et la zone Europe, Amérique et Asie pour l’autre.
Avec ceci qu’en raison de leur densité démographique et de leur importance stratégique, les villes de Libreville, Port-Gentil et Oyem se verront attribuer les douze (12) nouveaux sièges de sénateurs. Dans tous les cas, les députés devraient rapidement se prononcer. Vu qu’il ne leur reste qu’un peu plus de deux semaines avant la clôture de cette session parlementaire prévue le 30 juin prochain.