
La déclaration écrite publiée jeudi par l’ancienne Première dame Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo Valentin fait couler beau d’encre au Gabon. La présidence gabonaise accusée de séquestration arbitraire et de torture dans le but de dépouiller les Bongo de leurs biens a répondu lors d’une conférence de presse ce vendredi 4 juin à Libreville.
« La présidence gabonaise prend acte de cette déclaration», a d’entrée de jeu déclaré le porte-parole de la présidence. Sur un ton ironique, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a rappelé que Sylvia Bongo et son fils sont en liberté provisoire. Ils devraient, à son avis, profiter de cette liberté pour préparer leur défense, car les chefs d’accusation qui pèsent contre eux sont très graves a-t-il pointé tout en les listant : « Haute trahison contre les institutions de l’État, détournement de deniers publics massif, malversations financières internationales en bande organisée, falsification de la signature du président de la République, corruption active entre autres ».
Selon Rfi, la présidence n’a pas souhaité s’exprimer sur la plainte déposée à Paris par la famille Bongo contre le Gabonà cause de l’indépendance de la justice. Elle a promis qu’un procès contre Sylvia et Noureddin aura bien lieu au Gabon : « La justice sera rendue au nom du peuple gabonais, pas sur les réseaux sociaux ou dans les médias, mais bien dans le prétoire de notre pays. »
Dans la foulée de cette sortie de la présidence, plusieurs organisations de la société civile gabonaise ont annoncé, au cours d’une conférence de presse, leur intention de porter plainte à l’international contre l’ancien président Ali Bongo et sa famille pour crimes de sang et crimes financiers à grande échelle.