
La qualité paysagère d’une ville, comme son cadre architectural, jouent aujourd’hui un rôle décisif dans la notoriété d’une destination. C’est fort de ce constat que le président Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui l’ambition est son maitre mot, veut faire de Libreville 2, une cité moderne, durable et résolument panafricaine. La conception de ce projet ambitieux a été confiée à l’architecte sénégalais, Pierre Goudiaby Atépa.
Pour moderniser une ville et la rendre plus attractive, il faut une approche holistique intégrant l’architecture, l’urbanisme, et la culture. Cela implique la rénovation de bâtiments anciens, la création d’espaces publics agréables, la promotion de la mixité sociale, et l’intégration de l’art et de la culture dans la vie urbaine. La modernisation doit aussi prendre en compte des aspects tels que la durabilité, la mobilité, et la qualité de vie des habitants.
C’est ainsi que le futur maître d’œuvre, Libreville II ne se limite pas à un simple projet urbain. En effet, Pierre Goudiaby Atépa, « il s’agit de bâtir un Gabon nouveau, ancré dans ses racines tout en s’inscrivant dans les dynamiques du XXIe siècle ». Conçue par une équipe pluridisciplinaire africaine, composée d’architectes, ingénieurs, urbanistes et sociologues, cette ville devrait incarner les valeurs nationales tout en visant une attractivité internationale.
Les informations rendues publiques à ce jour révèlent que le projet repose sur trois piliers stratégiques. Une décentralisation intelligente regroupant les institutions républicaines dans un centre administratif moderne, la création de pôles de croissance dynamiques, tels qu’une cité financière régionale, une zone franche industrielle, des agropoles, une cité scientifique et des pôles touristiques ; et une ambition d’attractivité panafricaine grâce à des infrastructures de haut niveau et une urbanité durable.
Selon gabonmediatime, Libreville II se veut également un modèle de ville autofinancée, grâce à la valorisation foncière, des partenariats public-privé et une gouvernance digitale, éthique et participative. Ce projet aura un triple impact. Économiquement, il générera des milliers d’emplois dans le BTP, l’énergie, l’agriculture et les services, stimulant la croissance nationale. Socialement, il offrira des logements accessibles via le programme Iroko, des quartiers inclusifs et des espaces favorisant le vivre-ensemble, comme Savannah Kingdom.
Sur le plan environnemental, Libreville II adoptera une approche verte avec une architecture bioclimatique, une gestion intelligente des déchets et une réduction de l’empreinte carbone. Sur le plan géopolitique, Libreville II ambitionne de devenir un hub régional pour la CEMAC, avec une université numérique panafricaine, une cité financière et un aéroport international moderne. « Cette ville sera un carrefour de coopération pour l’Afrique centrale », a martelé l’architecte sénégalais.