Gabon  : comment l’État va sanctionner les 1756 « agents fantômes » de la Fonction publique

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Dans le cadre de l’assainissement des finances publiques, le gouvernement gabonais a identifié 1 756 « agents fantômes » (ou en abandon de poste) au sein de la Fonction publique, selon Info241.com et 241Biba. Cette action vise à réaliser 8,1 milliards de FCFA d’économies. Ces agents sont dans le viseur du gouvernement, avec des convocations envoyées pour vérifier leur situation.

Selon les autorités, pas moins de 1 756 fonctionnaires continueraient de percevoir un salaire sans exercer leurs fonctions, provoquant une hémorragie financière estimée à plus de 8,181 milliards de francs CFA pour les caisses publiques. Face à cette situation jugée intenable, l’exécutif promet une réponse ferme. Le vice-président du gouvernement Hermann Immongault a averti que les personnes identifiées dans le cadre de l’audit en cours devront répondre de leurs actes devant la justice. « Tous ceux qui seront épinglés dans le cadre de cet audit auront à rendre compte devant la justice », a-t-il prévenu, annonçant une série de poursuites contre les fraudeurs.

A en croire 241 Biba, cette opération d’assainissement s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation de l’administration. Lors d’une séance de travail consacrée à ce dossier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a insisté sur la nécessité d’intégrer systématiquement le Numéro d’identification personnelle (NIP) dans le processus de vérification du fichier des agents de l’État. L’objectif est de disposer à terme d’un fichier biométrique fiable, permettant d’identifier les agents et d’éliminer les cas de fraude liés à la détention de plusieurs matricules de solde.

Le secteur de l’Éducation nationale fait également l’objet d’une attention particulière, notamment en ce qui concerne la gestion des vacations. L’audit en cours aurait déjà révélé plusieurs irrégularités dans le paiement de ces prestations, un dossier que le gouvernement considère comme particulièrement préoccupant.

Pour les autorités, la tolérance zéro est désormais de mise. Le vice-président du gouvernement a prévenu que toute personne impliquée dans ces pratiques devra répondre de ses actes devant la justice. Cette opération vise non seulement à restaurer la rigueur budgétaire, mais aussi à garantir une meilleure transparence dans la gestion des ressources publiques.

Pour les milliers de jeunes Gabonais diplômés en attente d’un poste budgétaire, cette situation  d’agents fantômes est perçue comme une injustice flagrante. La solution idoine serait donc de radier définitivement les fraudeurs pour libérer des ressources et des places pour ceux qui souhaitent réellement servir l’État. Le gouvernement de la 5eme République joue ici sa crédibilité. La radiation de ces 1 756 agents est un premier pas. Le préjudice causé à l’État doit être quantifié et, surtout, réparé.

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