
Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a réuni mercredi 8 octobre les acteurs privés du secteur minier spécialisé dans l’or pour dessiner l’avenir de la filière. Objectif : mettre fin à l’orpaillage illégal, encadrer l’exploitation artisanale et transformer l’or en levier durable de développement économique, avec un cadre réglementaire renforcé et des recettes mieux contrôlées au profit de l’État.
Lors de cette rencontre le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a instruit son gouvernement de mettre en place un cadre réglementaire pour mieux encadrer le secteur aurifère, confronté à une forte recrudescence de l’orpaillage clandestin. Le chef de l’Etat a surtout réaffirmé sa volonté de faire de l’or un levier de développement économique, tout en veillant à ce que ses retombées profitent à l’Etat et à la population.
Plusieurs mesures ont été annoncées pour assainir le secteur et relancer son potentiel. Selon l’Union, parmi les recommandations annoncées, on retrouve la réalisation d’un audit complet du secteur de l’or par le ministère des Mines, des contrôles renforcés pour interdire toute exploitation sans permis, des sanctions contre les orpailleurs illégaux, une surveillance satellitaire des zones minières, la fin de l’exploitation artisanale, l’obligation de verser une caution bancaire, l’instauration du raffinage obligatoire, la création d’une grille officielle du prix de l’or, le retrait des permis en cas de non-conformité, la réduction du nombre d’exploitants et l’interdiction des collectes par des particuliers
» L’or est une ressource souveraine. Son exploitation doit bénéficier à la nation « , a martelé le président, appelant les opérateurs détenteurs de permis à régulariser leur situation sans délai. Cette rencontre marque une étape décisive dans la volonté du gouvernement de structurer le secteur aurifère, en misant sur une exploitation responsable, transparente et bénéfique pour les Gabonais. Selon les autorités, des dizaines d’orpailleurs clandestins ont déjà été interpellés dans les zones telles que Ndjolé, Makokou et Mitzic.