
La transformation locale du manganèse gabonais générera environ 15 000 emplois industriels directs d’ici 2029, contre quelques centaines actuellement dans l’extraction brute, a affirmé le porte-parole du gouvernement Théophane Nzame-Nze Biyoghe, invité d’un plateau spécial sur Gabon 1ère. Ces emplois concernent des métiers qualifiés : métallurgistes, techniciens de maintenance, opérateurs de fours, contrôleurs qualité, logisticiens spécialisés.
Intervenant lors d’une émission télévisée, Nzame-Nze Biyoghe a souligné le potentiel inexploité de la chaîne de valeur du manganèse. Actuellement, une grande partie du minerai extrait est exportée sous forme brute. Cependant, en investissant dans des infrastructures de transformation et en développant des compétences locales, le Gabon pourrait passer de simple exportateur de matière première à producteur de produits à plus forte valeur ajoutée, tels que le ferromanganèse, le silicomanganèse ou d’autres alliages essentiels à l’industrie sidérurgique et manufacturière. Cette perspective ambitieuse met en lumière l’importance stratégique de la valorisation des matières premières sur le territoire national pour dynamiser l’économie et créer des opportunités d’emploi significatives.
«La transformation locale du manganèse n’est pas seulement une question d’industrialisation, c’est avant tout un impératif pour la création de richesses et d’emplois pour les Gabonais», a déclaré Théophane Nzame-Nze Biyoghe, Porte-parole de la présidence de la République. Il a précisé que ces 15 000 emplois potentiels couvriraient l’ensemble de la chaîne de production, de l’extraction minière à la transformation, en passant par la logistique, la maintenance, la recherche et le développement, ainsi que les services connexes. Or, seulement quelques centaines d’emplois directs sont garantis actuellement par la Comilog.
A en croire focusgroupemedia, pour atteindre cet objectif, plusieurs défis devront être relevés, notamment en matière d’investissements dans des unités de production, de formation professionnelle pour qualifier la main-d’œuvre locale, et de mise en place d’un cadre réglementaire incitatif. Le Porte-parole de la présidence a également insisté sur la nécessité d’attirer des partenaires technologiques et financiers capables d’accompagner le Gabon dans cette mutation industrielle.Le manganèse est déjà un pilier de l’économie gabonaise, avec la Compagnie Minière de l’Ogooué (COMILOG) comme acteur majeur.
La vision de Théophane Nzame-Nze Biyoghe s’inscrit dans une logique de diversification économique et de promotion d’une industrialisation plus poussée, en ligne avec les ambitions du pays de transformer ses ressources naturelles sur place. L’émission spéciale de Gabon 1ère a permis de lancer un débat important sur l’avenir de l’industrie minière gabonaise et la nécessité de maximiser les retombées économiques pour la population. La perspective de la création de 15 000 emplois, bien que soumise à la mise en œuvre de stratégies robustes, offre un horizon prometteur pour le développement socio-économique du Gabon.