
La troisième édition des Journées Pétrole a réuni à Dubaï, aux Emirats Arabes Unies, du 28 au 31 mai 2025, de nombreux acteurs clés de l’industrie autour du thème central de la négociation et du suivi des Contrats de partage de production (CPP). Le Gabon y a été représenté les responsables du ministère du Pétrole et du Gaz.
À Dubaï, lors des récentes Journées africaines du pétrole, Libreville a marqué de précieux points. Investissements, négociations contractuelles et renforcement des capacités nationales s’y sont conjugués pour faire émerger une diplomatie énergétique nouvelle, mais non sans interrogations.
Organisé par 3M-Parteners & Conseils, cabinet spécialisé dans les métiers du pétrole et du droit, l’évènement s’est voulu un cadre d’échange et de partage des bonnes pratiques pour une gestion plus efficace et profitable des hydrocarbures par les États africains. A cette occasion, le Gabon pays producteur de pétrole et du gaz, a pris part à travers une délégation conduite par le Secrétaire général du département ministériel concerné, Christ Bobiang, représentant le ministre Sosthène Nguema Nguema, empêché.
A en croire gabonreview, à Dubaï, la délégation gabonaise s’est attelée à présenter les choix managériaux des nouveaux responsables qui ambitionnent de renforcer la gouvernance du secteur pétrolier et gazier et de répondre, avec rigueur, aux orientations des plus hautes autorités du pays. Cette présence, dite stratégique, a ainsi été l’opportunité de réaffirmer l’engagement du pays pour une gestion transparente, moderne et souveraine de ses ressources pétrolières.
Durant les trois jours de travaux, les participants ont débattu, non seulement de la négociation des CPP, mais aussi de plusieurs thématiques essentielles à une meilleure gestion des ressources pétrolières. Il s’est agi pour les délégations d’évoquer le suivi et le contrôle des coûts pétroliers, pour éviter les surévaluations et garantir la transparence des dépenses, les contrôles techniques et les vérifications contractuelles afin de s’assurer du respect, par les opérateurs, de leurs obligations environnementales et sociales.

Un pilier stratégique de développement durable
Ils ont de même planché sur l’audit d’association destiné à évaluer les bénéfices réels pour les États dans les partenariats pétroliers, tant en retombées financières qu’en transfert de compétences, ainsi que sur le financement des missions de contrôle, avec la mise en lumière des risques liés à l’insuffisance de ressources dédiées au suivi des CPP.
«Les interventions ont permis un véritable partage d’expériences entre administrations africaines, en vue d’adopter des solutions adaptées aux défis spécifiques du continent», indiquent les membres de la délégation gabonaise.
Selon africacoeurnews, sur le plan institutionnel, Libreville multiplie les signes d’ouverture. Depuis peu, le gouvernement s’est engagé à rendre publics tous les contrats miniers, forestiers et pétroliers, en conformité avec les normes du FMI et de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).
Mais dans le même temps, une enquête journalistique indépendante pointe des relations troubles entre certains responsables gabonais et des groupes émiratis. Notamment autour de l’attribution de marchés pétroliers sensibles, évoquant la possible résurgence de réseaux d’influence issus de l’ère Bongo.
A la clôture de l’événement, le ministre du Pétrole de la République démocratique du Congo (RDC), Aimé Sakombi Molendo, et l’associé cogérant du cabinet 3M-Parteners & Conseils, Gaycien Mouely, ont salué la qualité des échanges et confirmé la tenue de la prochaine édition en 2026.