Gabon : les enjeux d’un investissement de 16 milliards de F au Complexe agro-industriel de Meyang

L’investissement de 16 milliards de F dans le complexe agro-industriel de Meyang au Gabon vise à renforcer la souveraineté alimentaire, réduire les importations, créer des emplois et développer une filière locale pour les champions nationaux en matière de production de maïs, de soja et de transformation de produits agricoles comme le manioc en chips. Ce projet porté par la Sogada s’inscrit dans une stratégie de développement national « Made in Gabon »

L’ambition du “made in Gabon” porté par la Société gabonaise de développement agricole (Sogada) prend forme à Meyang: après 16 milliards de FCFA investis, l’entreprise déploie un ambitieux modèle agro-industriel intégré qui mêle aviculture, élevage porcin et transformation. Responsable du projet, Hervé Patrick Opiangah présente Meyang comme une réponse nationale à la sécurité alimentaire, réduisant les importations tout en visant l’essor d’entreprises locales et l’emploi national.

De l’avis du DG ANPI-Gabon, Ghislain Moandza Mboma : Quand on retire le pétrole, le Gabon a une balance commerciale déficitaire. Ceci, du fait que nous importons essentiellement tout ce que nous mangeons. Nous sommes à un peu près de 500 milliards de Fcfa, soit près d’un milliard de dollars d’importations de produits alimentaires. Nous ne pouvons pas rester dans cette situation éternellement. C’est fort de ce constat que le gabon ne lésine pas sur les moyens pour développer son industrie locale.

L’ambition du « made in Gabon » de la Société gabonaise de développement agricole (Sogada) continue de se mettre en place. L’entreprise a déjà investi 16 milliards de FCFA dans son projet agro-industriel de Meyang, selon son promoteur, Hervé Patrick Opiangah.

Un projet en pleine mutation, aussi bien pour la production avicole artisanale et industrielle que pour l’élevage de porc et la commercialisation de sa viande. Un modèle agro-industriel intégré, avec une ambition noble : sécuriser la chaîne alimentaire nationale, de la ferme aux rayons des magasins. Il s’agit, selon le promoteur, de soutenir aussi les mesures gouvernementales sur l’élevage local, en considérant l’atteinte de l’ambition de la souveraineté alimentaire comme un objectif national.

La Sogada dispose d’une porcherie, d’un abattoir et d’une chambre froide pour la conservation de la viande de porc et pour assurer la qualité du produit proposé aux consommateurs. Ce, en plus d’une poussinière ainsi que des poulaillers artisanaux et industriels). Des unités qui emploient plus de 200 personnes aujourd’hui, des nationaux pour la plupart.

A en croire le journal l’Union, Le complexe agro-industriel de Meyang devient de plus en plus une initiative à soutenir, si tant est que l’objectif des pouvoirs publics est de permettre l’éclosion des champions nationaux et de parvenir à l’indépendance alimentai re. Surtout que, dans sa stratégie de développement, la Sogada entend limiter l’importation d’aliments de bétail en cultivant localement le maïs et le soja. « Ce projet de 5 000 ha va générer 1 000 emplois directs et environ 600 emplois indirects, tout en aidant le Gabon à réduire sa dépendance à l’extérieur« , a indiqué Hervé Patrick Opiangah.

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