Gabon : les enjeux du second tour des législatives

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Pendant dix jours, les différents candidats tenteront de rallier à leur cause des électeurs désenchantés après les dysfonctionnements enregistrés samedi dernier. Les résultats des élections législatives du 27 septembre 2025 ont été rendus publique le 28 septembre dans la nuit. L’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), le parti du président Oligui Nguema, est en tête. Il a remporté tous les principaux duels mais a été contraint à un second tour dans plusieurs sièges. 

Ce mercredi 1er octobre 2025 marque le coup d’envoi de la campagne électorale pour le second tour des élections législatives, prévu le 11 octobre prochain. Cette annonce a été faite par le Ministre de l’Intérieur de la Sécurité et de la Décentralisation, également Président de la Commission Nationale d’Organisation et de Coordination des Élections et du Référendum (CNOCER) Hermann Immongault. 

Soixante-seize (76) circonscriptions électorales, dont celle de la zone Amérique-Asie-Europe, sont concernées par cette seconde manche. Après un premier tour marqué par de nombreux couacs et des dénonciations de nombreux candidats, le second s’annonce déterminant pour la nouvelle configuration de l’Assemblée nationale. Laquelle, en cas de raz-de-marée de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) le 11 octobre prochain, n’émettrait qu’un seul son de cloche avec une chambre introuvable.

A en croire l’Union, dans plusieurs circonscriptions, les duels s’annoncent prometteurs avec des candidats au coude-à- coude. L’objectif de l’UDB, écurie présidentielle, sera de confirmer la dynamique du 1er tour à l’is- sue duquel elle s’est littéralement taillé la part du lion en reléguant loin derrière ses adversaires, notamment le Parti démocratique gabonais (PDG), tout en consacrant la disparition des bancs du palais Léon-Mba des élus de certaines formations politiques. Notamment ceux de « Les Démocrates » (LD), formation politique qui avait réalisé une percée remarquable à l’Assemblée nationale lors des élections couplées (législatives et locales) d’octobre et novembre 2018.

Pour le PDG, d’aucuns l’auront compris, l’enjeu est tout autre : stopper autant que possible la dégringolade en sauvant ce qu’il en reste. Essentiellement ses principales figures, pour la plupart dans des positions inconfortables. À commencer par la première d’entre elles : Blaise Louembe, président du PDG, qui se retrouve, au 1er arrondissement de Koula-Moutou, face à Jean-Hilarion Landa de l’UDB. Au vu des forces politiques en présence dans cette circonscription, bien qu’étant arrivé en tête avec 39,47 % des suffrages exprimés, rien n’indique qu’il pourrait bénéficier d’un report de voix de l’Union nationale (UN), du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), encore moins du Parti national du travail et du progrès (PNTP) et du Parti souverainiste écologique (PSE). Autant de formations politiques loin d’être en accointance idéologique avec le PDG.

L’enjeu de ce second tour est de donner une majorité confortable au président Brice Clotaire Oligui Nguema plébiscité lors de la présidentielle d’il y a six mois. Presque tous les partis en lice sont favorables au président. Le score que réalisera l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), le parti qu’il a fondé il y a trois mois seulement, est très scruté. Tout comme celui du Parti démocratique gabonais (PDG), l’ancien parti au pouvoir.

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