
Au Gabon, à une semaine du début de la campagne électorale officielle mercredi 17 septembre, en vue des élections locales et législatives du 27 septembre, la Cour constitutionnelle s’est prononcée mercredi 10 septembre sur de nombreux recours déposés par des candidats écartés du processus par le ministère de l’Intérieur, qui organise ces scrutins. Parmi les recalés, il y a l’ancien leader syndical Jean-Rémy Yama, déjà mis hors course de la présidentielle d’avril.
La Cour constitutionnelle a vidé, samedi dernier, le contentieux lié aux élections législatives des 27 septembre et 11 octobre prochains. En invalidant, entre autres, les candidatures du leader du parti « Réappropriation du Gabon, de son indépendance pour sa reconstruction (RÉAGIR) », François Ndong Obiang, par ailleurs ministre de la Réforme, au 2e siège du 2e arrondissement de la commune de Libreville. Et du président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), Jean-Remy Yama, au 4e siège du département de Mulundu. Dont la liste aux locales, en revanche, a été validée par le tribunal administratif de Koula-Moutou, lundi dernier.
A en croire le journal l’Union, en tout cas, en sus de ces deux décisions précitées, sur les cinquante-neuf (59) requêtes introduites à son greffe, la haute juridiction, statuant sur pièces, en a rendu deux (2) autres allant dans le même sens et onze (11) de validations. Tout en déclarant dix (10) irrecevables, treize (13) sans objet, en rejetant vingt (20) et en constatant un désistement.
Les juges constitutionnels se sont fondés sur les dispositions pertinentes du Code électoral. Ce qui les a amenés à réaffirmer certains principes. Notamment, » qu’une fois rendues publiques, les candidatures ne peuvent faire l’objet d’un recours que de la part d’un candidat (…) « . Autrement dit, seuls les candidats en lice ont la capacité et le droit à agir. Bref, les décisions de la Cour constitutionnelle ne pouvant faire l’objet d’aucun recours, tout un chacun est désormais fixé sur son sort.
A en croire RFI, la plus haute juridiction a en revanche vu fondre le nombre de recours à traiter par suite du désistement du PDG dans plusieurs dossiers. L’ex-parti au pouvoir a notifié la semaine dernière son abandon de 20 recours introduits contre des candidatures de l’UDB, l’Union démocratique des bâtisseurs, le parti du président Oligui Nguema.
Le PDG a dit vouloir « privilégier le dialogue » mais les critiques du pouvoir y ont vu la preuve d’un pacte de non-agression entre les deux formations appelées à composer la future majorité présidentielle à l’assemblée.
Du côté de l’opposition, Alain-Claude Bilie-By-Nze dénonce une situation « abracadabrantesque ». Si son parti a obtenu gain de cause dans un dossier, plusieurs autres n’ont pu être déposés faute de notification de rejet des candidatures de la part de la CNOCER. Ensemble pour le Gabon présentera donc 17 candidats aux législatives.