Le Gabon veut mobiliser 1,18 milliard de dollars par an à la BAD pour son développement

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Selon le rapport pays 2025 de la Banque africaine de développement (BAD), le Gabon a besoin de mobiliser environ 1,18 milliard de dollars par an pour financer sa transformation structurelle et atteindre, d’ici 2030, le niveau des pays en développement les plus performants.

La croissance économique du Gabon a atteint 3,1 % en 2024. Ce qui marque une reprise après plusieurs années de difficultés liées à une forte dépendance au pétrole et à des déséquilibres structurels. Cette croissance s’accompagne, cependant, d’un endettement préoccupant atteignant 73,4 % du PIB, bien au-delà du seuil fixé par la Cemac, en raison de déficits budgétaires successifs et des dépenses publiques importantes, notamment en infrastructures. Pour répondre à ses besoins de développement, le Gabon doit donc mobiliser environ 1,18 milliard de dollars par an, estime la BAD.

A en croire gabonreview, dans ce contexte, la BAD recommande d’augmenter la pression fiscale pour combler ce déficit. Le Gabon devrait ainsi passer d’un taux moyen de 11,9 % à 16,4 % du Produit intérieur brut (PIB). Ce taux reste inférieur à ceux observés dans plusieurs pays africains, comme la Namibie ou l’Afrique du Sud. Ce qui laisse entrevoir une marge pour améliorer la collecte des recettes fiscales.

Pour répondre à ses défis, le gouvernement a lancé le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, doté d’un budget de 17,7 milliards de dollars. Il vise une croissance à deux chiffres. «Une croissance de 2 ou 3 % ne suffit plus face au taux de croissance de la population, à l’inflation et des besoins sociaux. Notre ambition est claire : atteindre une croissance de 10 % à moyen terme», indiquait récemment le ministre d’État en chargé de l’Économie et des Finances.

Ce plan repose sur des financements diversifiés à savoir des partenariats public-privé, des obligations souveraines et des financements verts, tout en s’appuyant sur la crédibilité du Gabon pour attirer les investisseurs et assurer une transformation économique durable.

Le Gabon affiche un taux de pression fiscale particulièrement faible, avec une moyenne de 11,9 % entre 2015 et 2024, en nette différence avec des pays comme la Namibie (30,5 %), l’Afrique du Sud (24,9 %) et le Botswana (22,9 %). Face à ces défis, le gouvernement gabonais, a récemment lancé un plan d’investissement de 10 000 milliards FCFA (17,7 milliards $), avec pour ambition de stimuler une croissance économique à deux chiffres. Selon Henri Claude Oyima, ministre gabonais chargé de l’Economie et des Finances, « une croissance de 2 ou 3 % ne suffit plus face au taux de croissance de la population, de l’inflation et des besoins sociaux. Notre ambition est claire : atteindre une croissance de 10 % à moyen terme ».

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