
À un plus d’un mois des élections législatives et locales, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a insisté ce samedi 16 août sur le respect du choix des citoyens et sur la fin des pratiques politiques fondées sur l’appartenance ethnique ou régionale.
Dans son discours à la nation ce 16 août, Brice Clotaire Oligui Nguema a exposé sa vision politique pour le Gabon, insistant sur la nécessité de réformer les pratiques et de renforcer la démocratie. « Sur le plan politique, il nous faudra œuvrer collectivement à la construction d’une démocratie gabonaise soucieuse de liberté, de pluralisme et de responsabilité », a-t-il déclaré. Selon lui, la période de transition a ouvert la voie à une gouvernance plus inclusive. Alors que les élections législatives et locales sont prévues en septembre et que le champ politique s’active, il a souligné l’importance du respect du vote des citoyens.
« J’appelle tous les acteurs politiques au respect des principes de dignité humaine, de démocratie et d’état de droit, en laissant le peuple gabonais, seul souverain, choisir ses représentants en toute liberté et dans la paix ». Le président a également abordé la question de la gouvernance fondée sur des considérations ethniques ou régionales, qu’il a jugée inefficace. « La géopolitique, comme mot de gouvernance à laquelle nous avons été nourris, n’a pas porté les fruits escomptés. Elle sera remplacée par la compétence. Ce nouveau concept indique que la compétence du citoyen primera dorénavant sur ses origines ethno-régionalistes ».
Pour le chef de l’Etat, les prochaines élections législatives combinées des locales du 27 septembre prochain ne doivent pas être une foire d’empoigne. Il souhaite que ces scrutins se déroulent dans la paix loin des « querelles inutiles ». « J’exhorte l’élite politique et administrative de notre pays à adopter ce concept en le pratiquant pour l’intérêt supérieur de la Nation », a-t-il souhaité.
La géopolitique était utilisée comme mode de gouvernance politique durant le magistère de 56 ans pratiqué par les anciens présidents Bongo et fils. La primature et la Mairie de Libreville par exemple, étaient toujours dirigées par les groupes ethniques Omyèné et Fang, parce que majoritaires ou premiers habitants de la province de l’’Estuaire.