
L’équipe du Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA) a eu l’honneur de se rendre ce samedi 21 mars à Engong pour célébrer la 2ᵉ édition de la Journée nationale du Mvet Oyeng.
Bien plus qu’une simple commémoration, cette journée est une immersion profonde au cœur de l’identité gabonaise. L’inscription du Mvet au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO a marqué une reconnaissance mondiale historique, mais l’âme du Mvet ne se résume pas à un titre : elle vibre dans le frisson des cordes, dans le souffle du conteur et dans la mémoire collective qu’il transmet.
Le terme « Mvet Oyeng » forme une trinité indissociable :
• l’instrument, cette harpe-cithare aux résonances de calebasses ;
• le récit épique, porteur de mythes, de sagesse et d’histoire ;
• le mbôm-mvet, le gardien de la parole, musicien et conteur à la fois.
Assister à une représentation, c’est entrer dans un dialogue vivant. Le public ne regarde pas : il frappe des mains, répond au conteur, joue des baguettes. C’est un art total, où se croisent philosophie, spiritualité et la quête éternelle d’immortalité qui traverse les récits d’Afrique centrale.
Nos sincères remerciements à l’ONG Génération Ekang pour cette invitation officielle et pour son engagement à préserver ce patrimoine.
« Que la parole se répande, comme les flammes d’un feu attisé par le vent. »