Pourquoi la BEAC a injecté 650 milliards sur le marché monétaire

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La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) injecte des milliards sur le marché monétaire pour soutenir la liquidité bancaire, répondre à la forte demande de crédit et soutenir le financement des économies en croissance de la CEMAC, après une période de resserrement monétaire, afin de maintenir la stabilité financière et accompagner les politiques économiques générales.

Cette injection massive vise à fournir aux banques les ressources nécessaires pour prêter aux agents économiques, malgré les défis structurels comme le faible rapatriement des devises. En effet, La  BEAC vient d’injecter 650 milliards de F dans le marché monétaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac). Des ressources destinées à la cinquantaines de banques que compte la sous-région Cemac. L’appel d’offres lancé à cet effet par la Beac renseigne que le taux minimum de souscription est fixé à 4,50%. Les établissements de crédit ont donc la possibilité de capter ces ressources pour leurs activités.

A en croire Cameroon tribune, cette opération s’effectue généralement par la Beac pour assurer la stabilité du système bancaire et soutenir la croissance économique. Selon le DR Jean Marie Biada, économiste, l’injection de liquidités permet à la banque commerciale qui sollicite les fonds de faire face à ses engagements vis-à-vis de sa clientèle dans un espace d’une semaine pour ce qui est des appels offres. Cette injection est d’ailleurs une opération de routine économique et monétaire, notamment pour ce qui est de la banque centrale.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle telle opération est menée cette année. En octobre dernier, c’est 750 milliards de F que la Banque centrale avait mis à la disposition des établissements de crédit de la sous-région. Ce fait démontrer la soif des banques pour des liquidités nécessaires pour leurs différentes opérations. Ces 750 milliards de F étaient un record en terme de volume d’argent mis sur le marché monétaire.

En effet, selon les banquiers, le recours au refinancement au guichet de la banque centrale se fait généralement lorsque la demande de crédit des agents économiques dépasse les disponibilités des banques commerciales. Cette dynamique est notamment portée par le Cameroun, qui abrite tout seul 40% du réseau bancaire de la sous-région.

L’appétit prononcé des établissements de crédit pour la liquidité de la BEAC, qui a amené la banque centrale à augmenter progressivement ses offres de liquidité de 200 à 700 milliards de FCFA, est observée depuis l’abaissement du taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) de la banque centrale en mars 2025. Le TIAO est le taux auquel les banques commerciales se refinancent au guichet de la BEAC.

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