
Les États-Unis ont écarté le Gabon du programme AGOA pour 2026 principalement en raison de préoccupations concernant le respect de l’État de droit, de la démocratie et des droits de l’homme, malgré une prolongation de l’AGOA par les USA, signalant une approche plus stricte basée sur les critères de gouvernance. Cette décision fait suite à des suspensions d’aide et met en évidence le besoin pour le Gabon de s’aligner sur les standards fixés par l’AGOA, qui incluent des progrès démocratiques et une économie de marché.
Le Sénat des États-Unis a voté mardi 3 février 2026 une réactivation de l’Agoa pour une année. Cette mesure a été promulguée dans la foulée par le président américain Donald Trump. L’Agoa permet à de très nombreux produits africains d’accéder au marché américain sans droits de douane. Ce vote est une bonne nouvelle pour les exportateurs africains, mais la fenêtre d’une année est très courte pour eux. En attendant, sans aucun doute, une réforme structurelle de l’Agoa dans les douze mois qui viennent pour répondre aux exigences de Donald Trump. Une opportunité qui offre aux pays éligibles un accès en franchise de droits pour plus de 1 800 produits, s’ajoutant aux 5 000 du Système généralisé de préférence.
Dans un communiqué publié le 4 février dernier, le Gabon ne figure pas sur la liste des pays retenus par le programme pour 2026. Mis à l’écart, le Gabon présente paradoxalement une balance d’échanges commerciaux bilatéraux en nette progression, atteignant 426,2 millions de dollars en 2024, soit une hausse de 23,1 % sur un an.
« L’inéligibilité du Gabon contraste singulièrement avec la dynamique positive des échanges bilatéraux. Les échanges de biens et de services entre les deux pays ont totalisé 426,2 millions de dollars en 2024, en hausse de 23,1 % (80,1 millions de dollars) par rapport à 2023 », soulignent nos confrères de Gabonreview.
Déjà exclu provisoirement au lendemain des événements du 30 août 2023, le Gabon se retrouve dans une posture économique difficile face à son partenaire américain. Cela signifie donc que le pays sera confronté à des exigences douanières non préférentielles. L’ »AGOA du XXIè siècle doit exiger davantage de nos partenaires commerciaux et offrir un meilleur accès aux marchés aux entreprises, agriculteurs et éleveurs américains « , a déclaré l’ambassadeur américain, représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, Jamieson Greer. Les autorités gabonaises n’ont pas encore réagi à cette mise à l’écart.