Pourquoi le Gabon a renoncé à supprimer la subvention des produits pétroliers

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Le Gabon a renoncé à supprimer la subvention des produits pétroliers pour des raisons de stabilité sociale et pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Le gouvernement craignait en effet qu’une telle mesure n’entraîne une augmentation significative des prix du carburant (estimée entre 15 % et 30 %) et, par ricochet, une flambée des prix des biens et services, exacerbant ainsi les tensions sociales dans un contexte économique déjà difficile.

Bien que des institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) fassent pression pour la suppression de ces subventions jugées inefficaces afin de réduire les déséquilibres budgétaires, le gouvernement gabonais a choisi de maintenir cette aide pour éviter des conséquences socio-économiques néfastes, telles que l’accroissement de l’inflation et de la pauvreté. Cette décision s’inscrit dans une volonté de préserver la paix sociale, un facteur jugé primordial par les autorités actuelles.

Il était question qu’au 1er janvier 2026, la subvention soit retirée. Mais les conséquences économiques et sociales auraient été lourdes pour toutes les couches de la population. Nous avons réexaminé cette question et présenté notre projet au chef de l’État. Dans sa volonté constante de préserver la stabilité du pays, il a décidé de maintenir la subvention, malgré son coût élevé pour les finances publiques, a affirmé mercredi 5 novembre Sosthène Nguema Nguema, le ministre du Pétrole et du Gaz.

A en croire businessfinanceint, initialement envisagée comme une réforme visant à « redynamiser » un secteur largement dépendant du soutien budgétaire de l’Etat,  la suppression de cette subvention aurait entraîné une flambée des prix, affectant de nombreux domaines, des coûts à la pompe à ceux liés au transport, en passant par d’autres activités bénéficiant de ce mécanisme de régulation.

Cette reconduction de l’aide étatique met donc un terme à des mois d’inquiétude, tant pour les ménages que pour les opérateurs économiques. La perspective d’augmentations tarifaires notables avait suscité des préoccupations sur l’impact économique et social de cette mesure.

Depuis plusieurs années, l’État gabonais soutient le prix des produits pétroliers tels que le gaz butane, le gasoil, l’essence et le pétrole lampant afin d’amortir les fluctuations du marché international et de préserver le pouvoir d’achat des ménages. Les finances publiques ont dû absorber le poids de cette dépense, qui a parfois dépassé les 100 milliards FCFA par an.

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