
Sonia Rolland a été mise en examen pour la première fois en mai 2022 dans l’affaire des « biens mal acquis ». La justice française lui reproche d’avoir accepté en 2003 un appartement à Paris, offert par l’ancien président gabonais Omar Bongo, qui ferait partie des biens acquis grâce à des fonds publics détournés. Elle est visée pour « recel de détournement de fonds publics », « corruption » et « abus de biens sociaux ».
Rebondissement ! 22 ans après les faits, l’ancienne Miss France Sonia Rolland, couronnée en 2000, se retrouve au cœur de l’enquête sur les « biens mal acquis » de la famille de l’ex-président gabonais Omar Bongo. « Recel de détournement de fonds publics ». Telle est l’accusation qui pèse sur la Franco-rwandaise de 45 ans, actrice, réalisatrice et ancienne Miss France.
Selon une information du quotidien français Libération, Sonia Rolland a été entendue plusieurs fois par un commandant de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF). Ce qui avait attiré l’attention des enquêteurs, c’était un appartement situé dans le XVIe arrondissement parisien, acheté « sur plan » en 2003 pour la coquette somme 800 000 euros et offert à la jeune femme par Omar Bongo Ondimba.
Son appartement parisien de 120 m², très luxueux, pourrait lui valoir de nouveau une comparution devant le tribunal correctionnel, rapporte Pop Up. Le cadeau, officiellement offert par Édith Bongo, épouse d’Omar Bongo et fille du président congolais Denis Sassou-Nguesso, de regretté mémoire, avait été présenté à la jeune femme comme un geste d’amitié, selon ses dires. Sonia Rolland, alors âgée de 22 ans, venait de rencontrer la première dame du Gabon lors d’un concours de beauté en Afrique en 2001. Elle signe l’acte d’acquisition sans poser davantage de questions.
A en croire gabonmediatime, les investigations menées dans le cadre des « biens mal acquis » ont révélé une tout autre réalité. En effet, l’appartement a été financé par une société civile immobilière (SCI) gabonaise alimentée par des fonds publics détournés, notamment via des valises d’espèces. Pour les juges d’instruction, même une jeune femme de 22 ans « aurait dû se douter » de l’origine frauduleuse d’un tel présent. Qui plus est, offert par la famille d’un chef d’État africain, connu pour sa gestion opaque des deniers publics.
Il reviendra donc au Parquet National Financier (PNF) de rendre son réquisitoire définitif. Lequel consistera à envoyer ou non les mis en examen devant un tribunal correctionnel. De son côté, Sonia Rolland, continue de contester vigoureusement les faits qui lui sont reprochés. L’ancienne reine de beauté de la France clame son innocence. « J’ai été naïve, c’est tout. Je n’ai jamais rien demandé ni rien su. », aurait-elle confié à nos confrères.
Pour Son avocat, Me Pierre-Olivier Sur, « on ne peut pas juger avec les yeux de 2025 une jeune femme de 22 ans en 2003. ». L’intéressée possède toujours le bien immobilier, toujours au centre du dossier. Si le PNF suit les juges, Sonia Rolland pourrait devenir la première personnalité publique française non politique à être condamnée dans l’affaire des biens mal acquis de la famille Bongo