Gabon : les enjeux de la 2ᵉ session parlementaire de la Transition

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L’Assemblée nationale de la Transition, une des deux chambres du parlement, a ouvert lundi 1er septembre à Libreville, sa deuxième session ordinaire 2025 sous la présidence de Jean François Ndongou, président de l’institution. Ceci alors que députés et sénateurs se préparent à un sprint législatif exceptionnel pour boucler le budget 2026 et examiner les projets d’ordonnances, avant l’installation des nouveaux bureaux et l’arrivée des élus des futures législatures.

La cérémonie solennelle a eu lieu en présence de nombreuses personnalités politiques, administratives et diplomatiques.  Dans son allocution, le président de l’institution n’a pas manqué de rappeler les missions essentielles des députés : voter la loi, consentir l’impôt, contrôler l’action du gouvernement et évaluer les politiques publiques. Il a salué la maturité démocratique dont le peuple gabonais a fait preuve lors de l’élection présidentielle d’avril dernier et a adressé ses vœux de réussite à tous les candidats, y compris aux députés investis pour ce scrutin.

« Au total, les populations de nos territoires lancent un cri d’alarme à l’endroit des pouvoirs publics et des sociétés privées pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Il y a donc lieu M. le VPG, de repenser notre modèle économique et social. Le président de la République a clairement défini son ambition de reconquérir notre indépendance économique, de promouvoir l’entrepreneuriat, le tourisme, toute chose qui devrait générer des emplois directs pour les jeunes Gabonais », a indiqué Paulette Missambo.

A en croire Gabonactu, la session s’ouvre alors que la Transition va vers la fin avec l’organisation des prochaine élections législatives et locales prévues le 27 septembre.  Dans cette optique, Jean François Ndongou a encouragé ses collègues à demeurer pleinement engagés jusqu’à la mise en place de la 14ᵉ législature, soulignant que la mission parlementaire se poursuit « même pour quelques semaines ou quelques mois encore ».

Au rang des défis à relever figurent la lutte contre l’insécurité, la consommation de drogues, la vie chère et le chômage des jeunes, ainsi que le renforcement du système de santé et le contrôle accru des frontières. Sur le plan diplomatique, l’Assemblée nationale a multiplié les échanges avec des partenaires internationaux, notamment l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), IDEA International et l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Ces rencontres visent à renforcer la visibilité du Parlement gabonais et à consolider la coopération internationale.

Selon l’Union, entre les députés et les sénateurs déjà déclarés candidats et ceux qui se laisseraient tenter par de nouvelles aventures, autant dire que les travées des palais Léon-Mba et Omar-Bongo Ondimba pourraient bien être désertes durant cette période.

Tout ceci pour signifier qu’hier, aussi bien du côté de l’Assemblée nationale que du Sénat, il y avait comme un air de fin de législature avant l’heure. Une législature d’exception mise sur pied, en octobre 2023, avec les nominations respectives des quatre-vingt-dix-huit (98) députés et soixante-dix (70) sénateurs dont le rôle a été de légiférer en contribuant au rétablissement de l’ordre constitutionnel dans notre pays à travers l’adoption d’un certain nombre de textes (Constitution, Code de la nationalité, loi sur les partis politiques, Code électoral, etc.)

Au vu du contexte actuel, c’est donc au pas de course que les parlementaires devraient examiner le projet de loi de finances 2026 tout en se penchant sur les projets ordonnances adoptés en Conseil des ministres pendant l’intersession parlementaire. Une période marquée, ont indiqué les présidents de l’Assemblée nationale, Jean-François Ndongou, et du Sénat, Paulette Missambo, par le retour des députés et sénateurs vers les populations afin de les édifier sur le travail parlementaire. Mais aussi et surtout de prendre en compte leurs préoccupations, histoire de les transmettre au gouvernement.

Dans cette perspective, Jean-François Ndongou et Paulette Missambo ont exhorté le vice-président du gouvernement (VPG), Alexandre Barro Chambrier, à la nécessité d’apporter des réponses concrètes aux attentes légitimes de nos compatriotes. En prenant à bras-le-corps la problématique du chômage endémique des jeunes, la lutte contre la vie chère et l’amélioration du pouvoir d’achat, le conflit homme-éléphant, la lutte résolue contre l’insécurité et la consommation des drogues. Ainsi que des stupéfiants en milieu scolaire, le contrôle renforcé de nos frontières terrestres et maritimes, etc.

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