
Devant la commission de discipline de la Confédération africaine de football qui se réunit ce mardi, les Lions de la Teranga pourraient être rigoureusement sanctionnés après les sérieux incidents qui ont émaillé la finale de la CAN mais ils semblent à l’abri d’une exclusion de la prochaine Coupe du monde.
des comptes. Repoussée de quelques jours à la demande de la Fédération sénégalaise soucieuse d’organiser au mieux sa défense, la commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) examine ce mardi les graves troubles survenus à la fin de la dernière finale de la CAN, remportée le 18 janvier à Rabat par le Sénégal (1-0) après prolongation face au Maroc.
Pourtant, les menaces de sanctions de la Confédération africaine de football planent sur les Lions et leur sélectionneur Pape Thiaw. Ce dernier, dans le collimateur des instances internationales du football, pourrait écoper d’une lourde peine pour avoir demandé à ses joueurs de quitter la pelouse après les décisions contestables des dernières minutes du temps réglementaire de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndata.
L’issue heureuse pour le Sénégal exacerbe encore plus ce geste malheureux et expose la Fédération sénégalaise de football à une grosse amende financière. À l’instar des sanctions infligées à l’Algérie après les agressions des joueurs sur le terrain et des journalistes en zone mixte lors des quarts face au Nigeria. Pape Thiaw quant à lui pourrait servir d’exemple pour dissuader tout entraîneur d’agir de la sorte quelque soit la décision de l’arbitre. Le technicien de 44 ans risque plusieurs matchs de suspension sur le banc du Sénégal. La commission prendra-t-il en compte les circonstances atténuantes avec l’absence de re-visionnage du but d’Ismaïla Sarr ?
Le Sénégal prêt à répondre
« Nous avions des appréhensions sur l’arbitrage avant le match. On a reçu tardivement la notification de la désignation de l’arbitre de la finale. Le délai de récusation était dépassé au moment où l’on a reçu cela. Nous avions au préalable travaillé sur une lettre de récusation et de protestation. C’est comme si nous avions senti qu’une telle chose allait se produire. Quand on voit le match, il y a eu une succession de faits de jeu. C’est ce qui a malheureusement conduit aux débordements. Il fallait le dénoncer. Mais on s’est ressaisi pour revenir sur le terrain. Quoiqu’il advenait, il fallait respecter les règles, c’est ce qu’on a fait au final. On a envoyé une correspondance à la FIFA pendant la mi-temps », a révélé Abdoulaye Fall au micro de la RTS après le sacre.