
L’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH) a publié un rapport exhaustif ce jeudi concernant le procès des ressortissants sénégalais impliqués dans les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations de football. Selon l’organisation, la procédure respecte pleinement les principes universels et constitutionnels d’un procès équitable, garantissant à la fois impartialité, transparence et protection des droits des accusés.
Le rapport de l’OMDH souligne que la juridiction a préservé son indépendance et son impartialité, assurant un traitement équilibré entre la défense et le ministère public. La présomption d’innocence a été observée, permettant aux accusés de répondre librement et de disposer d’un délai suffisant pour présenter leur version des faits pendant l’enquête.
La défense a bénéficié de tout le temps nécessaire pour exposer ses arguments, exercer son droit de réplique et réagir aux demandes du tribunal, sans interruption. Les reports enregistrés dans l’affaire ont été accordés afin de garantir l’assistance d’avocats et le temps suffisant pour préparer les plaidoiries.
L’ONG relève également la réactivité du tribunal face aux requêtes formulées par les parties. À titre d’exemple, la juridiction a accédé à une demande de la défense visant à permettre aux accusés de s’asseoir pendant l’audience, estimant que rester debout pouvait provoquer de la fatigue, d’autant plus que la séance du 19 février 2026 coïncidait avec le premier jour du Ramadan.
Le document mentionne également un incident survenu lors de l’audience du 5 février 2026, lorsqu’un des prévenus a présenté des signes de malaise. Le président de la séance a immédiatement ordonné l’intervention de la médecin de la clinique du tribunal, qui a pris en charge l’intéressé avant son transfert vers l’infirmerie de l’établissement à l’aide d’un fauteuil médical. Lors de cette audience, la défense était représentée par l’avocat Patrick Kabou.
Le rapport précise par ailleurs que les accusés, arrivés en détention et sous escorte sécuritaire conformément aux procédures en vigueur, ont vu leurs menottes retirées avant l’ouverture de l’audience et l’entrée de la formation judiciaire dans la salle.
Le rapport de l’OMDH souligne que le procès a été conduit dans le respect strict des normes internationales et constitutionnelles : impartialité du tribunal, égalité de traitement entre parties, présomption d’innocence respectée, publicité des audiences, droit de réplique et conditions adaptées aux besoins des prévenus. Le document met en avant la volonté du système judiciaire marocain de combiner fermeté face aux infractions et protection des droits des individus, même dans un contexte très médiatisé et sensible.