
Paul Ulrich Kessany, le nouveau ministre des Sports du Gabon, prévoit de relancer le sport gabonais par une méthode inclusive et structurée, visant à mettre fin à l’improvisation et à assurer des performances durables. Sa stratégie s’articule autour de plusieurs axes majeurs.
Pour établir un diagnostic clair de la situation du mouvement sportif gabonais, en perte de vitesse, Paul Ulrich Kessany, nouveau ministre des Sports, a jugé utile de consulter les responsables des fédérations sportives. Et depuis mercredi dernier, les séances de travail s’enchaînent à son cabinet.
Gouvernance inclusive : Il a entamé une série d’audiences avec toutes les fédérations sportives nationales, le Comité National Olympique et d’autres acteurs clés pour faire un état des lieux précis de leurs forces et faiblesses.
Fin de l’improvisation : L’objectif est de rompre avec les pratiques passées en demandant aux fédérations de présenter des projets cohérents, assortis de budgets clairs et de mécanismes de suivi rigoureux.
Responsabilisation des dirigeants : Le ministre attend des fédérations une transformation tangible et une responsabilisation accrue de leurs dirigeants pour garantir la crédibilité et l’organisation nécessaires à la performance sportive.
Axes stratégiques
Relance des championnats nationaux : Une priorité immédiate est la reprise rapide du championnat national de football (National-Foot), potentiellement sous un format de poule unique, avec l’élaboration d’un calendrier réaliste et des budgets nécessaires.
Formation et détection de talents : S’appuyant sur son expérience de terrain, Kessany mise sur la formation à la base, notamment à travers des projets comme « Jeunes et Talents Sportifs », pour détecter et prendre en charge de jeunes potentiels dès le début, en vue de construire de futures grandes équipes nationales.
Reprise du sport scolaire et universitaire (OGSSU) : La relance de l’Office Gabonais du Sport Scolaire et Universitaire fait partie des réflexions visant à redynamiser la pratique sportive chez les jeunes et à révéler des talents.
Le sport comme levier de souveraineté : Paul Ulrich Kessany perçoit le sport non seulement comme une activité, mais comme un outil de rayonnement diplomatique et de « soft power » pour le Gabon sur la scène internationale.
En somme, l’approche de Paul Ulrich Kessany se veut pragmatique, inclusive et axée sur les résultats, en s’appuyant sur une connaissance intime des maux qui minent le sport gabonais.