Énergie : le Gabon confie à EDF le développement d’un barrage hydroélectrique de 400 MW estimé à plus de 1 000 milliards de FCFA

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de renforcement de son indépendance énergétique. Les autorités gabonaises ont retenu le groupe français EDF pour piloter le développement d’un futur barrage hydroélectrique d’une capacité de 400 mégawatts. Un projet structurant dont le coût est estimé à plus de 1 000 milliards de FCFA et qui s’inspire du modèle mis en œuvre pour le barrage de Nachtigal au Cameroun.

Le gouvernement gabonais mise sur l’expertise du groupe français EDF pour accélérer le développement de ses infrastructures énergétiques. L’entreprise a été sélectionnée pour conduire le projet de construction d’un barrage hydroélectrique d’une puissance de 400 mégawatts, une infrastructure appelée à renforcer durablement les capacités de production électrique du pays et à soutenir sa croissance économique.

Évalué à plus de 1 000 milliards de FCFA, ce projet figure parmi les investissements énergétiques les plus importants envisagés par le Gabon ces dernières années. Son objectif est de répondre à une demande en électricité en constante progression, tout en réduisant les déficits d’approvisionnement qui affectent encore certaines régions du pays.

Pour justifier le choix d’EDF, les autorités gabonaises mettent en avant le savoir-faire du groupe dans la réalisation de grands ouvrages hydroélectriques sur le continent africain. L’expérience acquise lors du développement du barrage de Nachtigal, au Cameroun, constitue notamment une référence. Ce projet, réalisé dans le cadre d’un partenariat entre l’État camerounais, EDF et plusieurs investisseurs internationaux, est souvent cité comme un modèle associant expertise technique, mobilisation de financements et coopération entre acteurs publics et privés.

Libreville entend s’appuyer sur cette expérience afin de reproduire un schéma de développement similaire, tant sur le plan de l’ingénierie que du montage financier. L’ambition est de sécuriser les investissements nécessaires tout en garantissant une mise en œuvre conforme aux standards internationaux en matière de performance, de gouvernance et de durabilité.

Au-delà de l’augmentation des capacités de production, le futur barrage devrait contribuer à améliorer la stabilité du réseau électrique national, favoriser l’industrialisation et accompagner les ambitions du Gabon en matière de transformation locale de ses ressources naturelles. Une énergie plus abondante et plus fiable est également considérée comme un levier essentiel pour attirer de nouveaux investissements et soutenir la compétitivité de l’économie nationale.

Le recours à l’hydroélectricité s’inscrit par ailleurs dans la volonté des autorités gabonaises de valoriser une source d’énergie renouvelable, en cohérence avec les engagements du pays en faveur de la transition énergétique et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

À travers ce partenariat avec EDF, le Gabon affiche ainsi sa volonté de moderniser son secteur énergétique en s’appuyant sur une expertise reconnue et sur un modèle de financement déjà éprouvé en Afrique centrale. Si le projet est mené à son terme dans les délais prévus, il pourrait constituer un tournant majeur pour la sécurité énergétique du pays et renforcer son rôle dans le paysage énergétique régional.

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