Gabon : la Compagnie Nationale de Transport ouvre une nouvelle ère pour la mobilité publique

Le paysage du transport public gabonais connaît une transformation majeure avec la création de la Compagnie Nationale de Transport (CNT), issue de la fusion de Trans’Urb et de la SOGATRA. À travers cette réforme, les autorités entendent moderniser les déplacements urbains et interurbains, améliorer la qualité du service offert aux usagers et bâtir un modèle de gestion plus performant et durable.

La réorganisation du secteur des transports publics franchit une étape décisive au Gabon avec la naissance de la Compagnie Nationale de Transport (CNT). Résultat de la fusion entre Trans’Urb et la Société Gabonaise de Transport (SOGATRA), cette nouvelle entreprise publique s’inscrit dans la stratégie de modernisation impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin d’offrir aux populations un réseau de transport plus efficace, plus sécurisé et mieux adapté aux besoins du pays.

Au-delà de la restructuration administrative, cette réforme met l’accent sur la préservation du capital humain. La création de la CNT a permis de maintenir 1 303 emplois, évitant ainsi des suppressions de postes tout en assurant une continuité des activités. Parallèlement, la nouvelle société investit dans le renforcement des compétences de son personnel. Plus de 200 conducteurs ont déjà suivi des formations spécialisées portant notamment sur la sécurité routière, la conduite professionnelle et l’amélioration de la relation avec les usagers.

Sur le plan opérationnel, la CNT démarre ses activités avec une flotte de 142 autobus neufs destinés à améliorer la qualité du transport collectif. Dans le Grand Libreville, 28 lignes desservent désormais 609 arrêts, offrant une meilleure couverture des différents quartiers de la capitale. L’ambition ne se limite toutefois pas à Libreville. Sept lignes interurbaines sont déjà en exploitation afin de renforcer progressivement la desserte de l’intérieur du pays et de faciliter les déplacements entre les principales localités.

Cette montée en puissance devrait permettre de réduire les temps d’attente, d’assurer une plus grande régularité des rotations et de proposer aux voyageurs une alternative fiable aux moyens de transport informels, souvent confrontés à des problèmes de sécurité et de régularité.

Pour accompagner cette modernisation, les infrastructures techniques héritées de l’ancienne SOGATRA ont fait l’objet d’importants travaux de rénovation sous la supervision du ministre d’État chargé des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi. Les ateliers de maintenance ont été modernisés, les fosses techniques réhabilitées et les espaces de stationnement réaménagés afin de garantir un entretien optimal des nouveaux véhicules.

L’un des principaux atouts de cette réforme réside également dans l’intégration des nouvelles technologies. Une salle de supervision assure désormais le suivi en temps réel des autobus grâce à un système de régulation moderne. Ce dispositif permet d’intervenir rapidement en cas d’incident, d’optimiser les itinéraires et d’améliorer la ponctualité des services.

Sur le plan économique, la Compagnie Nationale de Transport adopte un mode de gestion axé sur la pérennité. Les revenus issus de la vente des titres de transport seront prioritairement consacrés à la maintenance des véhicules, au renouvellement progressif de la flotte ainsi qu’à l’amélioration continue des services proposés aux usagers.

À travers cette réforme d’envergure, les autorités gabonaises affichent leur volonté de faire du transport public un véritable moteur de développement économique et de cohésion sociale. En misant sur des équipements modernes, des ressources humaines qualifiées et une gestion plus performante, la CNT ambitionne de transformer durablement les conditions de mobilité des populations sur l’ensemble du territoire national.

  • EnrTran

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