
Dans une note publiée mercredi dernier, portant sur le rapatriement et la constitution des fonds dits de Restauration des sites, dénommé ‘’Fonds RES’’, le gouvernement gabonais, par le biais du ministre en charge de l’Economie et des finances, Thierry Minko, a instruit « de façon ferme et définitive », à la Gabon Oil Company (GOC) et ses filiales, de procéder immédiatement au rapatriement intégral de ses Fonds RES dans des comptes en dollars américains. Ce rapatriement devrait permettre de renforcer des réserves en devises de la Banque centrale des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC).
Cette mesure prise par le gouvernement gabonais s’inscrit pleinement dans le cadre de la mise en oeuvre du règlement n°1/CEMAC/UMAC/UM du 23 décembre 2021, portant sur les dispositions de la réglementation de changes des entreprises extractives résidentes dans la Communauté Economique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Ainsi, il a été donné instruction à la GOC et à ses filiales de « procéder immédiatement au rapatriement intégral des Fonds de Restauration des Sites (Fonds RES)».
A en croire gabonmediatime, cette mesure vise à renforcer les réserves en devises de la Banque Centrale des États de l’Afrique Centrale, en dégageant un montant total de 270 millions de dollars, équivalent à environ 159 milliards de FCFA. Dans le même ordre d’idée la communication du ministère de l’Economie précise que « tous les autres acteurs internationaux du secteur des industries extractives implantées au Gabon pourront également, selon les accords établis avec la BEAC, procéder au rapatriement des fonds RÉS déjà constitués dans des comptes en dollars, au bénéfice de la zone CEMAC ».
A travers cette mesure le gouvernement réaffirme son engagement à promouvoir un cadre macroéconomique rigoureux, fondé sur la responsabilité et la transparence, en vue de garantir la stabilité macroéconomique et de favoriser le développement durable du pays ainsi que de la région CEMAC. Cette initiative s’inscrit dans une démarche proactive pour stabiliser l’économie gabonaise et attirer davantage d’investissements étrangers.