
Le gouvernement gabonais franchit une nouvelle étape dans sa politique de promotion de l’emploi et de renforcement des compétences nationales. À travers la relance des activités du Centre de formation continue et des écoles rattachées (CFCER), les autorités entendent offrir à des milliers de Gabonais des formations qualifiantes dans des métiers stratégiques, tout en favorisant l’insertion des populations les plus vulnérables.
Dans le cadre de sa stratégie de développement du capital humain, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé de redynamiser le Centre de formation continue et des écoles rattachées (CFCER). Les inscriptions ont officiellement repris sur l’ensemble du territoire national, marquant ainsi le retour d’un dispositif destiné à répondre aux défis de l’emploi et de la qualification professionnelle au Gabon.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités de renforcer la présence des compétences nationales dans plusieurs secteurs d’activité jugés stratégiques pour l’économie du pays. À travers des formations intensives d’une durée de trois mois, les bénéficiaires pourront acquérir des compétences pratiques immédiatement exploitables sur le marché du travail.
Une priorité accordée aux populations vulnérables
Le programme cible en priorité les catégories sociales les plus exposées aux difficultés économiques et à l’exclusion professionnelle. Les personnes analphabètes, les personnes vivant avec un handicap, les mères célibataires, les veuves, les orphelins ainsi que les détenus et anciens détenus figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette politique d’accompagnement.
Les autorités souhaitent également offrir une opportunité de certification à de nombreux travailleurs exerçant déjà une activité sans disposer d’une qualification officiellement reconnue. L’objectif est de leur permettre de valoriser leur savoir-faire et d’améliorer leurs perspectives professionnelles.
Au-delà de la formation, le projet vise à favoriser la réinsertion sociale et économique de ces publics souvent marginalisés. Pour le gouvernement, l’accès à une qualification constitue un levier essentiel pour lutter contre la précarité et promouvoir l’autonomie financière des citoyens.
Soutenir la souveraineté économique du Gabon
À travers cette relance, l’exécutif entend également accélérer le processus de gabonisation de certains métiers et réduire progressivement la dépendance à la main-d’œuvre étrangère dans plusieurs secteurs clés.
Cette orientation s’inscrit dans la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place le développement des compétences locales au cœur de sa politique de transformation économique. En renforçant la qualification des travailleurs gabonais, les autorités espèrent répondre plus efficacement aux besoins des entreprises et favoriser une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi.
Des conditions d’inscription accessibles
Les candidats intéressés doivent constituer un dossier comprenant une pièce d’identité, un acte de naissance légalisé ainsi que quatre photos d’identité. Les frais d’inscription ont été fixés à 30 000 francs CFA.
Les responsables du CFCER précisent toutefois que le nombre de places demeure limité, invitant les personnes éligibles à effectuer leurs démarches dans les meilleurs délais.
À travers cette initiative, le gouvernement gabonais ambitionne de former une nouvelle génération de professionnels qualifiés, capables de contribuer activement au développement économique national et de répondre aux exigences d’un marché du travail en constante évolution.