
En remettant le projet « CAB-CORRIDOR » au cœur des priorités, la Cameroon Telecommunications (CAMTEL) et la Société de Patrimoine des Infrastructures Numériques (SPIN) du Gabon réaffirment leur volonté de transformer la Dorsale d’Afrique centrale en un véritable levier d’intégration économique et souveraineté numérique.
La rencontre entre la Cameroon Telecommunications (CAMTEL) et la Société de Patrimoine des Infrastructures Numériques (SPIN) du Gabon marque une étape stratégique pour le développement de l’écosystème numérique en Afrique centrale.
L’écosystème numérique d’Afrique centrale franchit un cap déterminant dans la concrétisation de son réseau terrestre transfrontalier. La récente séance de travail entre Judith Yah Sunday épse Achidi, Directrice Générale de CAMTEL, et Bertrand Mahoukou Bitchinda, Directeur Général de la SPIN Gabon, illustre une prise de conscience partagée : l’avenir de la connectivité sous-régionale ne peut plus reposer exclusivement sur les câbles sous-marins.
L’initiative « CAB-CORRIDOR », qui s’inscrit dans le cadre plus large de la Central African Backbone (CAB), ambitionne d’interconnecter de manière continue le Cameroun, le Gabon et la République du Congo. Cette approche répond à un double enjeu économique et technique. D’une part, elle permet d’optimiser l’exploitation des maillages de fibre optique transfrontaliers existants, transformant des infrastructures nationales isolées en une artère de télécommunication hautement intégrée au sein de la zone CEMAC. D’autre part, elle apporte une solution concrète aux vulnérabilités des réseaux côtiers, régulièrement exposés aux coupures de câbles sous-marins qui paralysent ponctuellement les économies locales.
Sur le plan stratégique, l’aboutissement du projet traduit un passage à l’acte pragmatique. Après la signature des protocoles d’accord et des engagements de confidentialité, les équipes techniques s’attellent désormais à la définition des modalités opérationnelles de mise en œuvre. En consolidant ce réseau terrestre maillé, le Cameroun et le Gabon ne se contentent pas de renforcer leurs capacités d’échange de données ; ils posent les jalons d’un marché unique du numérique, indispensable à l’émergence d’une véritable économie data sous-régionale.