
Au Gabon, c’est une exigence de la nouvelle constitution, une fois par an, le chef de l’État doit prononcer un discours sur l’état de la nation devant les deux chambres du parlement, réunies en congrès. Ce lundi 15 juin 2026, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est plié à cet exercice. En plus de plusieurs annonces à caractère social, le président gabonais est revenu sur le repositionnement du Gabon sur la scène diplomatique internationale.
Deux heures et quinze minutes, c’est la durée du discours prononcé par le président gabonais ce lundi à l’Assemblée, interrompu par les acclamations des députés et sénateurs, tous majoritairement membres de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), le parti créé par Brice Clotaire Oligui Nguema lui-même. Le président a affirmé avoir hérité d’un pays dans une situation chaotique, un pays qu’il a décidé de bâtir.
« Ma volonté de bâtir ce pays, reste intacte. Je ne suis pas un président de maquettes. Je suis un président bâtisseur, et pragmatique », a-t-il déclaré, sous les applaudissements.
Brice Oligui Nguema défend son bilan sur la scène internationale
Tout n’est pas rose depuis qu’il est au pouvoir. Il y a un an, la Cour internationale de justice (CIJ) a décidé d’attribuer l’île Mbanié à la Guinée équatoriale.
« Le Gabon a pris acte du contenu de cet arrêt, et est totalement disposé à l’appliquer. Le président de la Commission de l’Union africaine a désigné un médiateur que nous avons approuvé, dans l’intérêt de la paux et de nos deux peuples », a-t-il commenté.
Oligui Nguema a aussi soutenu gouverner le pays sur la base « des normes internationales en matière de droits humains, de démocratie et d’État de droit ». Ses détracteurs l’accusent de restreindre les libertés avec la suspension, toujours en vigueur des réseaux sociaux, et la réduction au silence de ses adversaires comme l’opposant Alain Claude Bilie By Nze, actuellement en prison.
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