
Le gouvernement gabonais a validé un financement exceptionnel de plus de 133 milliards de FCFA pour réhabiliter le Transgabonais, colonne vertébrale du transport national, fragilisée par des décennies de sous-investissement.
Réuni en Conseil des ministres le 30 avril 2026 sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, l’exécutif gabonais a donné son aval à un programme ambitieux de modernisation du Transgabonais. Cette ligne ferroviaire longue de 649 kilomètres, mise en service en 1986, relie Libreville à Franceville et constitue un pilier essentiel de l’économie nationale.
Véritable artère logistique du pays, le Transgabonais assure le transport du manganèse, principale richesse minière du Gabon, ainsi que du bois, des marchandises et des passagers. Il dessert également plusieurs localités enclavées, fortement dépendantes de cette infrastructure. Toutefois, le réseau a progressivement souffert d’un manque d’entretien et d’investissements, mettant en péril sa performance et sa sécurité.
Pour inverser cette tendance, les autorités ont mobilisé un financement structuré autour d’un prêt de 173 millions d’euros accordé par Agence Française de Développement, complété par une subvention de 30 millions d’euros de Union européenne. Bien que les accords aient été conclus en novembre 2025, la validation officielle du Conseil des ministres marque le lancement effectif des travaux dans le cadre du Programme de Modernisation et de Sécurisation.
Ce projet s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis 2016 pour remettre à niveau le réseau ferroviaire. L’approbation d’un nouvel avenant à la concession de la Setrag traduit la volonté des autorités de hisser cette infrastructure aux standards internationaux.
Au-delà de la simple réhabilitation technique, cette initiative revêt une dimension stratégique. Elle vise à garantir la fluidité des exportations de manganèse, à réduire les coûts logistiques et à désengorger les axes routiers. Elle participe également au désenclavement des régions de l’intérieur et à la diversification de l’économie gabonaise, en renforçant un levier essentiel de développement.