
Le gouvernement gabonais durcit le ton dans la gestion du sport national. En suspendant les processus électoraux, le ministre des Sports accorde à la Fégafoot un délai de six mois pour se conformer pleinement aux exigences légales.
Le 13 avril, le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, a officialisé la suspension immédiate des processus électoraux au sein de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) et du Comité national olympique gabonais (CNOG). Une décision qui s’inscrit, selon les autorités, dans le strict respect des textes en vigueur encadrant le fonctionnement des associations sportives.
Contrairement à certaines interprétations attribuant ce pouvoir exclusivement aux instances internationales comme la FIFA, le gouvernement rappelle que la législation nationale lui confère un droit de regard sur la conformité des structures sportives. Les dispositions prévues par les textes réglementaires et législatifs en vigueur autorisent ainsi l’État, à travers le ministère de tutelle, à veiller à la légalité des procédures engagées.
Dans cette optique, une période transitoire de six mois a été instaurée pour permettre aux organisations concernées de régulariser leur situation administrative. Un dispositif spécifique, sous la forme d’un guichet unique mis en place en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, sera chargé de centraliser et de faciliter les démarches d’agrément. L’objectif est de simplifier les procédures tout en accélérant le traitement des dossiers en attente.
Cette phase de mise à niveau représente un enjeu majeur pour la Fégafoot, dirigée depuis plus d’une décennie par Pierre-Alain Mounguengui. En attendant la reprise du processus électoral, le bureau en place devrait assurer la gestion courante, avec la responsabilité de garantir la conformité de l’institution aux exigences réglementaires.
Face aux spéculations évoquant d’éventuelles motivations politiques, les autorités insistent sur leur volonté de privilégier l’intérêt général du football gabonais. À l’avenir, aucune élection ne pourra être validée sans que les structures sportives ne respectent scrupuleusement le cadre légal national.
À travers cette démarche, le gouvernement entend instaurer davantage de rigueur et poser les bases d’une gouvernance plus transparente et crédible dans le secteur sportif.