
De retour à la tête de la mairie de Libreville, Eugène Mba entend remettre de l’ordre dans le fonctionnement des débits de boissons de la capitale. À travers un communiqué officiel, l’édile rappelle aux exploitants l’obligation de respecter strictement la réglementation en vigueur, sous peine de lourdes sanctions. Une démarche qui vise à renforcer la tranquillité publique et à mieux encadrer les espaces de loisirs urbains.
La mairie de Libreville veut reprendre le contrôle sur les activités des bars, buvettes et autres établissements de vente de boissons alcoolisées. Dans un communiqué daté du 19 mai 2026, le maire Eugène Mba a adressé un avertissement clair aux exploitants des débits de boissons, les appelant à se conformer rigoureusement aux dispositions prévues par le décret n°0408/PR/MISPID du 26 septembre 2012 encadrant l’ouverture et l’exploitation de ces établissements.
À travers cette sortie officielle, les autorités municipales affichent leur volonté de renforcer la discipline dans un secteur souvent pointé du doigt pour les nuisances sonores, les troubles à l’ordre public et certaines dérives observées dans plusieurs quartiers de la capitale.
Le maire insiste notamment sur plusieurs obligations administratives et sécuritaires que les exploitants doivent impérativement respecter. Parmi elles figurent l’affichage visible de la licence d’exploitation, de la police d’assurance ainsi que des textes relatifs à la protection de l’enfance et à la répression des troubles à l’ordre public. Ces documents doivent être accessibles et consultables au sein des établissements concernés.
La question des nuisances sonores occupe également une place centrale dans ce rappel à l’ordre. Les responsables de débits de boissons sont désormais invités à aménager leurs espaces de manière à limiter la propagation du bruit vers les habitations voisines et la voie publique. L’objectif affiché est de préserver la quiétude des riverains, régulièrement confrontés à des niveaux sonores élevés, notamment durant les soirées et les week-ends.
Le communiqué rappelle par ailleurs que les horaires d’ouverture et de fermeture doivent correspondre strictement à la catégorie de licence détenue par chaque établissement. Les autorités municipales exigent également que les boissons commercialisées soient clairement visibles à travers un étalage réglementaire.
En cas d’infraction, les sanctions prévues se veulent dissuasives. Les contrevenants risquent des amendes pouvant atteindre 24 000 francs CFA, mais aussi des mesures plus sévères comme la fermeture temporaire ou définitive de leur établissement, voire le retrait pur et simple de leur autorisation d’exercer.
À travers cette initiative, Eugène Mba semble vouloir instaurer une gouvernance municipale plus ferme et restaurer l’ordre dans les espaces de loisirs de Libreville. Reste à savoir si cette politique de rigueur permettra réellement d’améliorer durablement la cohabitation entre activités nocturnes, sécurité publique et qualité de vie des habitants.